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Il cumule les peines pour violences conjugales, mais récidive encore

Ecrit par G.D. – le samedi 15 février 2025 à 16H00
Photo d'illustration

Un trentenaire a été condamné ce jeudi à deux ans de prison, dont un an avec sursis, par le tribunal de Saint-Pierre, pour des violences sur son ex-compagne. Il l'avait rencontrée à sa sortie de prison, où il se trouvait pour d'autres faits de violences conjugales. Une peine qui vient s'ajouter aux 15 mois de détention qu'il effectue actuellement… pour violences conjugales.

« J'ai l'impression que vous me jugez sur mon passé », se plaint Laurent à la barre du tribunal. Pourtant, il est difficile d’ignorer son lourd casier judiciaire, qui comporte 14 mentions, dont 7 pour des violences conjugales. Le trentenaire est de nouveau jugé pour des violences sur son ex-conjointe, Lisa*, qui a déposé plainte contre lui en novembre 2022. Les deux se sont rencontrés en août 2022 alors qu’il sortait tout juste de prison pour des violences sur une ancienne compagne.

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Laurent s'est installé directement chez Lisa, et les violences ont débuté après 15 jours de vie commune. Toute la famille de la jeune femme, qui vit à proximité, a été témoin des maltraitances qu’elle subissait, mais tous étaient terrorisés par cet homme imposant tout juste sorti de prison. La jeune femme a même évoqué des rapports sexuels forcés lors de son audition, mais n’a pas porté plainte pour cela, souhaitant avant tout tourner la page.

« Tout ce dont on m’accuse est faux. Je n’ai jamais tapé cette femme. On s’est disputé plusieurs fois, mais sans violences », jure-t-il. Il ajoute même que cette situation est née « parce que je voulais la quitter et qu’elle ne le supportait pas. Elle a même fait une tentative de suicide parce qu’elle ne supportait pas que j’aie une nouvelle compagne. »

Tristement expert dans les violences conjugales

Selon lui, c’est uniquement son passé judiciaire qui l’a amené devant la justice sur la base des accusations mensongères de la plaignante, alors même qu’il est actuellement incarcéré pour d’autres faits de violences conjugales sur une autre femme. « Vous avez un casier judiciaire avec uniquement des violences sur vos ex. On ne vous juge pas sur ces faits, mais on ne peut pas les écarter », souligne la procureure.

Pour la partie civile, Me Ben Ali Ahmed fustige « son choix de tout nier. Mieux encore, il a décidé de salir sa compagne. Elle est traumatisée. Elle a perdu entre 30 et 40 kg durant les quatre mois de relation. Elle entend tourner la page et ne va pas porter plainte pour le viol, car elle ne veut plus avoir affaire à lui. » L'avocat réclame 1.700 euros pour le préjudice moral.

Laurent a finalement été condamné à 24 mois de prison, dont 12 avec sursis, avec mandat de dépôt. Il devra verser à la victime 1.500 euros pour le préjudice moral.

*Prénom d'emprunt

Etiquettes : Violences conjugales

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