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Errance animale : des agriculteurs dénoncent “l'irresponsabilité” des pouvoirs publics

Des agriculteurs se sont mobilisés ce jeudi matin devant la sous-préfecture de Saint-Pierre pour dénoncer “l'irresponsabilité” des pouvoirs publics, mais aussi d'une association face au fléau de l'errance animale.
Ecrit par P.B. – le vendredi 4 octobre 2024 à 11H09

“De l'irresponsabilité, c'est le mot qui vient à l'esprit dès lors que l'on aborde la question de l'errance animale à La Réunion”, note d'emblée l'éleveur indépendant Paul Payet. L'homme avait subi de nombreuses attaques sur son cheptel à la Plaine des Cafres.

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“Personne n'est responsable de cette situation ou plutôt, nous sommes tous irresponsables. Un tel fléau, aux conséquences sanitaires et sécuritaires de plus en plus dramatiques, ne tombe pas du ciel comme ça ! La situation de l'errance animale dans les outre-mer et à La Réunion, c'est le fruit des décennies de nos renoncements individuels et collectifs". Ces éleveurs, mobilisés ce jeudi devant la sous-préfecture de Saint-Pierre, soutenus par le syndical agricole UPNA, veulent également être entendus dans les instances de lutte contre l'errance animale.

L'État et une association accusés d'aggraver l'errance animale

Ces agriculteurs s'interrogent par ailleurs sur le fléchage de 325.000 euros à l'association APEBA et son projet de chiens communautaires comme solution afin de réduire l'errance animale à La Réunion.

L’Association Pour l’Éducation à la Bienveillance Animale (APEBA) est une association qui œuvre à la bienveillance et à la protection animale depuis 2017.  “La méthode « Capturer-Stériliser-Relâcher », bien que contre intuitive, s’avère plus efficace que l’euthanasie pour réduire les populations errantes à long terme”, expose-t-elle dans sa méthodologie de projet.

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Une méthode financée avec “nos impôts ” et “inefficace” dénoncent ces agriculteurs. “Ces dits-chiens sont d'ailleurs régulièrement capturés à la suite d'attaques, comme dans les quartiers de La Montagne à Saint-Denis et de la zone Des Sables à l'Étang-Salé, ils sont récupérés avant d'être de nouveau relâchés dans la nature. Ils restent donc à la merci de tous les dangers, au même titre que tous les chiens divagants”, allèguent-ils, accompagnés des citoyens solidaires. Ils demandent la verbalisation des propriétaires des animaux errants, associations y compris.

“À ce jour, les éleveurs, eux, ne bénéficient d'aucun dispositif juridique pour protéger leurs animaux ou de fond public afin de les indemniser des pertes causées par ces attaques de chiens sur les animaux de leurs élevages”, opposent-ils face aux pouvoirs publics. Au terme de leur mobilisation, une délégation a été reçue.

 

Etiquettes : Agriculture | Errance animale | UPNA

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