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Le préfet s'engage contre la maltraitance et l'errance animale

Jérôme Filippini s'est rendu à la SPA de Sainte-Marie pour apporter son soutien aux associations qui luttent contre la maltraitance et l'errance. Le préfet a annoncé la mise en place d'un conseil scientifique.
Ecrit par zinfos974 – le mardi 7 novembre 2023 à 18H45

Comme pour ses prédécesseurs, la question de la maltraitance et de l'errance animale est arrivée sur le bureau de Jérôme Filippini. Le préfet de La Réunion s'est donc saisi de ce sujet récurrent et souvent remis à plus tard.

Le représentant de l'Etat s'est rendu ce mardi à la SPA de Sainte-Marie pour y rencontrer les associations qui œuvrent contre ce fléau. Le préfet a ainsi annoncé la mise en place d'un plan d'action mené par la sous-préfecture de Saint-Pierre en lien avec la DAAF et les communes.

 

Jérôme Filippini a également indiqué la création d'un conseil scientifique. En plus des moyens alloués depuis 2017, il évoque "une sensibilisation à faire aux Réunionnaises et Réunionnais. Quand on aime ses animaux, on les identifie, on les fait pucer. Lorsque l'on aime ses animaux, on les fait stériliser."

Le préfet rappelle que sans ces mesures, on crée "un phénomène dans lequel ils sont abandonnés, ils sont en errance et se multiplient."

À La Réunion, l'enquête de 2018 donne le chiffre de 73.000 chiens errants, dont 40 % sont divagants. "Cela crée des risques sanitaires, des risques pour la sécurité avec des morsures régulièrement et un décès en octobre 2022 d'une gramoune qui a été tuée par un chien. Il y a également les attaques sur les élevages. C'est pour agir contre ça que l'on se mobilise."

Cécile Squarzoni, présidente de l'association APEBA, rappelle le besoin de changer les mœurs pour venir à bout de ce fléau. "Nous avons proposé une solution clé en main au Préfet. Elle serait de recueillir tous les signalements de maltraitance sur l'ensemble de l'île pour les traiter et faire un aiguillage auprès des forces de l'ordre qui seraient formées et appuyées pendant les sauvetages. Elle serait aussi d'accompagner les décisions de justice avec des solutions alternatives", décrit-elle.

Le président de la SPA, Jean-Luc Mignot, appelle lui à une implication plus forte de certaines collectivités : "Y a cinq communautés de communes et il n'y a que la CINOR et la CIREST qui font tout au long de l'année une proposition de stérilisations de mâles et femelles auprès de leurs administrés. Sur les autres communautés de communes, c'est deux ou trois mois dans l'année mais le temps que la communication arrive aux administrés, quand ils viennent la campagne est terminée."

 

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