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Brise-glace, le nucléaire à la rescousse

Vu que le Weekend s’achève et l’engourdissement de crampes épigastriques m’envahit doucement. Indolent, l’œil hésitant, mon imagination se vide petit à petit. Une seule publication peut coïncider avec bénédiction à cette insuffisance de pensée. La pignouferie de presse le Monde étale dans un irréprochable reflet de vacuité cérébrale qui érige ses petites pages "idées". Et paf, comme un ozne amanou un loukoum sur une distance encombrée de sucre glace, je tombe sur la trouvaille du week-end le Jedy Rocard a des inquiétudes pour l’avenir de l’humanité. Tout frissonnant, il vient nous l’expliquer.
Ecrit par zinfos974 – le lundi 4 avril 2011 à 14H46

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/04/02/le-genre-humain-menace_1502134_3232.html

Faut dire que Jedy Michel, c’est un habitué du canard le Monde. Quand il ne parvient pas à s’endormir, quand la décoction camomille ou le verre de lait tiède ne parviennent pas à lui faire passer une nuit régénératrice, il empoigne ses charentaises à motifs écossais, enjambe tel le petit poucet jusqu’à la cuisine dans son pyjmassa bleu layette, saisit un tabouret bar, s’assoit devant le plan de travail où, parfois à la mi-journées, il arrange une poule au pot Henry IV et griffonne deux ou trois notes sur son petit bloc-notes à la lumière blafarde d’une ampoule à led fluo compacte éco-consciente.
Cette annotation sera ultérieurement sous estafette transmisse par courrier à la rédaction du Monde qui s’empressera de la retranscrire religieusement, dans un compartiment pas trop perceptible histoire de ne pas clore définitivement la crédibilité déjà fort chancelante d’un tabloïd qui fut pourtant jadis une recommandation française.
Il est imperturbable, le Michel. Il suffit d’une bouffée d’angoisse, une insomnie agacée, une absorption gastrique difficile après les douze coups de minuit, et zou, une lanterne au Monde. D’autres gauchistes humanistes ingurgiteraient un Alka-Seltzer ou deux cuillerées de Pepto-Bismol. Michel pousse le boulon pour ameuter toute la planète sur sa dernière terreur insomniaque
On se souvient des incroyables tranches de bravoure

http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_ARCH_30J&objet_id=1090325&clef=ARC-TRK-D_01#xtor=RSS-3232

(Comme les yogourts bulgare avec les morceaux de fruits dedans) que Jedy Michel nous avait servies au sujet de la pseudo crise franco française.
Ce coup ci, Jedy Michel fait son "nightmare" virant sur "l’avenir de l’humanité" ce qui a provoqué chez lui un éveille dans un cri de frayeur, son haut de pyjama à moitié débrayé et une sensation de moiteur humide sur les membres inférieurs :
le rapport rendement du pétrole conventionnel va percevoir un déclin inexorable après avoir plafonné.
Jedi Michel a fait une grave erreur en se couchant ; en lisant une brochure que le rapport de l’Agence Internationale de l’Energie qui n’a pas fait bon ménage avec la choucroute aux profiteroles ne sont pas passé : ce dernier (il lit dans le marc de choucroute , oui) lui annonce que la cime de production pétrolière est passé et que nous allons manquer de pétrole là, prochainement, quasiment demain matin à l’échelle du cosmos intersidéral.
Partant de cette crédulité formulée sans le moindre recul, l’esprit glauque encore suintant d’un vinage capiteux qui accompagnèrent l’apaisant plat alsacien, Michel n’aura pas pris la gaillarde discrétion de s’informer, ni même d’essayer d’interpréter de quoi il s’en retourne.

Dans son esprit de sage égaré dans des labyrinthes des limbes plus en plus inaccessibles de prémonitions, de petites pilules colorées socialisantes à prendre avec régularité pour combattre les frustrations, de déambulateurs mutants et de futurs toujours plus suintant la disparition du pétrole ordinaire symbolise pour lui la fin des petits pois à la cantine du palais du Luxembourg
À lire sa stupéfiante contamination recette noctambule, il n’y a pas de doute que le Jedy Michel est tourmenté :
La remontée des coûts d’exploration-production fera naître des tensions extrêmement vives. L’exploitation du charbon et des réserves fossiles non conventionnelles exigera des investissements lourds et progressifs qui ne permettront guère de desserrer l’étau des prix à un horizon de temps proche. Les prix de l’énergie ne peuvent ainsi que s’affoler.

Diantre par Belzébuth Michel, respire un bon coup et lâche tes féculences tu sembles tout pâlichon ! Examine ce qui s’est passé récemment : avec le gaz de schiste, les prix du gaz se sont abattus. Il n’y a qu’en France où – comme c’est bizarre – on fait absolument tout pour ne surtout pas exploiter cette nouvelle ressource que les prix du gaz crépitent comme des pétards un jour de l’an chinois
En fait, lorsque l’on découvre dans les strates un peu le texte de Michel, l’on perçoit en fin de compte qu’il a opéré pour mettre en action son réseau relationnel. Au milieu de la nuit, il aura donc contacté en renfort deux gentils écologistes équitables pour ne pas dire intègres, l’un entretenu grassement payé par le vendeur de gel douche cancérigènes et l’autre, notoirement, par l’état français duquel le positivisme sur la démarche environnementale n’est plus à retracer.
Après quelques alinéas où notre pensionné carriériste en voie de calcification avancée nous expose des lendemains inévitablement obscurs, l’on joint dans une cavalcade hurleuse sur absolument tous les grands thèmes favoris écologistes hystéricophiles et anxiogènes du moment, à l’exception peut-être de la disparition des pandas et des thons rouges, ou les coïts frénétiques entre les grizzlis et les ours blancs , il devient ardus à caser dans ce tourbillon de bobards burlesques proférées avec pédanterie.
Nous découvrons ainsi qu'avec le réchauffement climatique, du Cancun, des eaux océaniques trop chaudes, de la démocratie qui défaille et du nucléaire qui provoque des millions de morts. C’est d’autant plus regrettable pour ne pas dire dommage que Fukushima ne produise plus les gros titres de la pignouferie de presse et que le nombre incontestablement nul de morts irradiés annoncés d’abominables souffrances ne puisse appuyer plus solidement ses objectifs, mais favorablement, on va user d’autres moyens pour parvenir aux mêmes fins.

Par exemple, on va consigner qu’ "Il est impossible de connaître le point de basculement définitif vers l’improbable" alors qu’à lire les alarmantes imbécillités qui s’entassent dans le papier, le basculement a manifestement déjà eu lieu avec autant de niaiseries : "Lorsque les océans se seront réchauffés, nous n’aurons aucun moyen de les refroidir", ce qui est particulièrement hilarant lorsqu’on sait que la quantité de glaces dans les océans (éthyliques ?) de Jedy Rocard ne paralyse pas d’augmentation

http://www.contrepoints.org/2011/03/20/17616-lannee-du-brise-

et que (ironie exquise du sort) ils en sont à dépêcher des brise-glaces nucléaires

http://www.contrepoints.org/2011/03/23/18364-brises-glace-le-nucleaire-a-la-rescousse

Pour venir en aide à sauver les abondants navires en détresse.
Par exemple, ils vont dans une décontraction feutrée de foutre gravement de la gueule du monde le texte avec de grosses lois des séries incompréhensibles, à la sauce allongée : "L’indisponible" à l’action des hommes, le tiers intouchable, est désormais modifiable, soit par l’action collective (nos consommations cumulées) soit par un individu isolé ("biohackers"). Bordel de foutre de phacochère, c’est quoi ce merdier ?
Par exemple, et attendu que l’environnementalisme écoloboboïdecrétinoïde n’est pas suffisant, il ajouteront des cyborgs, en armement préventif de destructions massives à base de new age technologies, et une partition en sucette en mode Mad Max sous cocaïne.
Par exemple, il produiront dans la bonne fabrication de marque déposé par l’état protecteur Keynésien l’ escroquerie intellectuelle, qui circulera presque imperceptible au beau milieu du formidable feu d’artifice atrabilaire de Jedy Michel :
A l’époque des Lumières, il n’existait aucune région du monde, en dehors des peuples vernaculaires, où la richesse moyenne par habitant aurait été le double d’une autre. Aujourd’hui, le ratio atteint 1 à 428 (entre le Zimbabwe et le Qatar).
Et le fait qu’à l’époque des lumières, l’on savait sauvegarder d’une carie, qu’un rejeton sur trois trépassait dans sa première année, qu’ usuellement, des disettes et autres famines tombaient à la manière d’une chienlit comme la pluie dans tous les pays ne s’exhibent pas pour se préoccuper notre Triplet de réacto-pleureuses pour une comparaison dont la assurance confine d’un saut à l’élastique sans élastique au rang de promenade de santé au père chaise pour admiratrices à reluire la tombe Victor Noir…

Bref, la alité du texte est une poésie une ode à la joie délectable aux nuages de pensée déshydratée qu’on monnaye en petites gibecières dans les congrès des différents partis socialistes de France et de Navarre avec une vignette "Garanti sans colorant, sans conservateur, sans vitamine, sans idée et sans goût" ; on y inculque ainsi que les démocraties doivent se restructurer en démocratisant la culture scientifique (comment, peu importe), et que si on ne le fait pas fissa fissa très rapidement présentement tout de suite, que l’on sera tous foutus, et ceci dans une barbarie abominable
Pas de demi-mesure. Pas de voie révérencieuse salutaire…
A l’époque de la filouterie des brigands, il était question de "La Bourse, ou la Vie".
Depuis le capitalisme n’étant plus à la mode, les canailles se sont adaptés. Avec l’actualité ils nous dévalisent sans vergogne, et pour l’usage, ils hurlent tous en cœur d'un seul homme :
"L’écologie, ou la Vie !"

Cambronne

 

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