Claude Hoarau évoque "la loyauté du PCR" envers Nassimah Dindar

"Malgré toutes les critiques et malgré toutes les contre-propositions, nous sommes restés fidèles à un principe", souligne sans détour Claude Hoarau, maire de Saint-Louis, qui malgré avoir été battu dimanche soir par Cyrille Hamilcaro tenait à être présent au troisième sacre de l'ancienne élue de droite.
Cette confiance renouvelée à l'égard de Nassimah Dindar, il la met sur le compte "de la loyauté du PCR". Un PCR qui aurait pu, avec une progression de ses sièges, légitimement postuler à la présidence. Mais le statu quo dans la répartition des sièges (avec 11 sièges par groupe) en a décidé autrement.
Petite pic au passage, Claude Hoarau signale que cette légitimité de la majorité départementale est approuvée par 70% des suffrages. "Pour mémoire, je vous rappelle que la Région travaille avec 45% de l'opinion", ne manque-t-il pas de dire.
"Gagner ou perdre une élection, ce n'est pas le plus important"
Cet exemple de majorité très ouverte est pour lui le signe d'un virage du type de gouvernance. "On ne peut pas diriger la Réunion 50 contre 50. Il faut aller chercher une majorité large pour que les actions menées soient reconnues, portées et que leur mise en application soit effective".
Autre facteur déterminant dans la reconduction de la présidente selon Claude Hoarau, l'assurance d'un programme validé à gauche. "Madame Dindar a largement annoncé qu'elle plaçait son action dans la préparation d'un programme à long terme qui serait proposé aux formations politiques qui vont œuvrer pour l'élection présidentielle".
Devant un pouvoir politique qu'il voit "de Paris et de la Région avec M. Robert", Claude Hoarau rappelle l'urgence de sortir des postures de partis. "Nous ne sommes pas dans une situation économique et sociale qui nous permette ce petit jeu de gué-guerre politicienne. Il y a eu le choix des Réunionnais : M. Robert dirige la Région, Mme Dindar dirige le Département. Il est dans l'intérêt des Réunionnais que chacun reste dans ses compétences mais que dans ces compétences des pistes soient lancées pour faire quelque chose pour la Réunion. (...) Gagner ou perdre une élection, ce n'est pas le plus important. Ce qui compte c'est que la Réunion avance".



