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Albert Ramassamy : "Aucune raison de pavoiser, mille raisons de s’affliger"

Ecrit par zinfos974 – le mercredi 30 mars 2011 à 17H19


Communiqué d'Albert Ramassamy :

"Courte réflexion
 
Aucune raison de pavoiser, mille raisons de s’affliger, c’est la leçon que les démocrates tirent des élections des 20 et 27 Mars 2011.
 
Les causes de cette affliction sont nombreuses : abondance de candidatures, absence de projets constructifs, règlement de compte, combinaisons nauséabondes etc… etc… Nombre d’électeurs cependant réfléchis, trouvent là motif à s’abstenir. Passons, tout cela est connu.
 
Venons à l’analyse des stratégies, celles de Paul Vergès et de Didier Robert. En 2008 comme en 2011 le faiseur de Président est Paul Vergès. En 2008, comme en 2011, il choisit Nassimah Dindar, mais pas pour les mêmes raisons. En 2008, il l’a fait pour casser la Droite. Il y a réussi au delà de ses espérances. La Droite a éclaté  et ses membres se sont affrontés au sein du Conseil Général et sur le terrain. Tant et si bien  que la Présidente et ses proches ont à la fin quitté leur parti d’origine avec fracas. La portion de Droite fidèle à Didier Robert, s’est encore divisée à l’occasion du choix des candidats aux élections cantonales. Les conséquences en sièges obtenus auraient pu être pires. Les élus influents de la Droite, n’ont tenu aucun compte de la volonté exprimée par la majorité des électeurs lors des élections régionales de 2010. Ces électeurs avaient clairement désigné Didier Robert, comme leader de la Droite. En le contestant, ils ont desservi leurs propres intérêts.
 
En 2011, Paul Vergès pousse de nouveau Nassimah Dindar mais cette fois, c’est pour préparer 2012, élection présidentielle et pour retrouver le prestige perdu.
En effet dans une compétition pour la Présidence  du Conseil Génèral, le PCR pas assuré de l’emporter sur le PS, fait le choix de la Présidente sortante, de qui il attend reconnaissance. Car ce qui lui aurait été fatal, dans sa stratégie, c’est un PS détenant et le Conseil Génèral et Saint- Denis. Cas de figure qui l’aurait rejeté au second plan, dans le soutien à un éventuel candidat  PS à l’élection présidentielle. Le second rôle n’a jamais plu à Paul Vergès. Lequel a déjà annoncé, qu’il soutiendra le candidat à la Présidence de la République qui approuvera son futur projet pour la Réunion. Cette approbation, il ne l’aura à Gauche que s’il pèse plus lourd que le PS. D’ailleurs l’alliance PS- PCR s’est toujours mal terminée.
 
La stratégie de Didier Robert semble simple mais difficile à conduire. Il voudrait des élus jeunes, libérés de vieux antagonismes et capables de travailler avec leurs adversaires d’hier, si l’intérêt de la Réunion l’exigeait. C’est louable mais encore irréalisable dans le contexte politique actuel

Albert Ramassamy
Ancien sénateur"

 

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