Une pétition pour s'opposer à l'agrandissement du bassin de baignade de Grande Anse

Site touristique incontournable de l'île, Grande Anse soulève une nouvelle fois les passions. Chaque projet annoncé sur ce site exceptionnel génère une levée de boucliers d'opposants et d'amoureux de cette plage. Cette fois, c'est Greenpeace La Réunion et Yvette Duchemann qui entrent en lice afin de stopper le projet d'aménagement du bassin de baignade au travers d'une pétition en ligne.
La pétition, adressée au maire de Petite-Île Serge Hoarau, au président de la CIVIS et au préfet de La Réunion Jérôme Filippini, a déjà recueilli 4 802 signatures sur les 5 000 espérées. Elle vise à protéger les récifs coralliens de Grande Anse, menacés par ce projet d’extension du bassin de baignade estimé à environ 7 millions d'euros. Un projet qui, selon les signataires, mettrait en péril la biodiversité unique de cette zone.
Toujours selon eux, les récifs de Grande Anse sont les plus vivants de toute La Réunion, avec un recouvrement corallien moyen d’environ 54%, bien supérieur à celui des autres régions de l’île. Les travaux prévus incluent la reconstruction de l'enrochement marin, la création d'une fosse de natation et l'installation d'une canalisation pour dévier les eaux pluviales polluées. Ils assurent que ces aménagements risquent de détruire physiquement les colonies coralliennes, d'augmenter la vulnérabilité de la zone face aux fortes houles et cyclones, et de contredire les objectifs nationaux de protection de la biodiversité.
Les arguments en faveur du projet, tels que la sécurisation de la baignade face aux requins et l'augmentation de la capacité d'accueil du bassin, sont également remis en question. Les signataires de la pétition soulignent l'absence de mesures pour limiter la fréquentation du site et le manque de consultation de la population locale.
Ils appellent à une mobilisation massive pour affirmer que la population locale est contre ce projet, jugé incohérent avec les stratégies de soutenabilité nécessaires pour protéger l’environnement réunionnais. Jusqu’au 7 août, il est possible de donner son avis via une enquête publique disponible en ligne.


