Revenir à la rubrique : Blog de Pierrot | National

[Le podcast de Pierrot] Un zembrocal d'infos d'ici et d'ailleurs

On sent que les vacances sont arrivées en métropole et l’actualité, logiquement, tourne au ralenti. Aussi ai-je décidé de changer de formule, provisoirement j’espère, en vous faisant profiter de la revue de presse que j’effectue plusieurs fois par jour pour y dégotter les informations qui me permettent d’alimenter mon podcast quotidien.
Ecrit par Pierrot Dupuy – le jeudi 25 juillet 2024 à 18H23

 

 

Une coalition des extrêmes

Je vais quand même débuter par la crise politique qui secoue actuellement la France. Pour constater tout d’abord avec une certaine satisfaction que ce que je vous annonçais hier, à savoir une « alliance des extrêmes » entre le NFP et le RN, dans le cas, certes improbable, d’une désignation de Lucie Castets à Matignon, est en train de se vérifier.

J’avais émis cette hypothèse suite à l’annonce du RN qu’il voterait le projet de loi sur l’abolition de la loi sur la réforme des retraites. Et j’avais prédit qu’il pourrait en être de même pour l’augmentation du SMIC à 1.600€.

D’où mon interrogation sur la mise en place d’une « coalition des extrêmes » entre le NFP et le RN.

Ce matin, c’est Lucie Castets elle-même qui l’a confirmé sur BFMTV, affirmant qu’elle n’excluait pas d’organiser « des coalitions de vote » avec le Rassemblement national, comme le prouve la vidéo ci-dessous.

 


 

Pas mal pour un parti soi-disant en pointe dans la réclamation d’un « front républicain » pour barrer la route au RN !

Cette position ne m’étonne pas vraiment de la part de La France Insoumise. Ne dit-on pas que les extrêmes s’attirent ?

Ça m’étonne beaucoup plus par contre de la part du parti socialiste. Jusqu’à quand les héritiers de Jean Jaurès vont-ils se vautrer dans la fange du racisme, de l’homophobie, de l’antisémitisme ? Jusqu’à quand vont-ils vendre leur âme pour un plat de lentilles, en l’espèce quelques sièges de députés en plus ou de mairies en 2026 ?

Je relève également avec le sourire que ce que je vous répète depuis les débuts de ce podcast apparait de plus en plus comme une évidence au niveau national. La presse, sans doute sonnée par le score inattendu du Nouveau Front Populaire, s’était laissée hypnotiser par les vociférations de Jean-Luc Mélenchon, le soir du deuxième tour, selon lesquelles « la gauche a gagné ».

Aujourd’hui, les journalistes nationaux doivent se rendre à l’évidence : personne n’a véritablement gagné. Je cite les chiffres de Playbook, la lettre d’information de Politico : "De fait, aucun des deux groupes politiques ne dispose à lui seul, même de loin, des 289 voix nécessaires pour faire tomber un gouvernement : 166 pour Ensemble pour la République-MoDem-Horizons ; 142 pour le RN, dont 16 élus “A droite !”, (c’est-à-dire les Ciottistes)", et 47 députés Les Républicains. Auxquels il faut rajouter les 207 voix obtenues par André Chassaigne du NFP lors de l’élection au perchoir de l’Assemblée nationale. Avec une telle répartition, quel que soit le Premier ministre désigné, son gouvernement est sûr de tomber dans la semaine qui suit sa nomination.

La seule solution passe par une coalition, chose que refuse obstinément Jean-Luc Mélenchon.

Ne reste plus dès lors qu’un rapprochement entre Macronistes et Républicains, avec le renfort de quelques socialistes modérés.

Pour votre totale information, je ne résiste pas au plaisir de vous livrer ce commentaire du député LR Pierre-Henri Dumont : "Que la gauche propose pour diriger le gouvernement la directrice des affaires financières de la ville de Paris, ville dont la dette a plus que doublé en moins de 10 ans, est parfaitement cohérent avec l’effondrement du pays qu’ils nous préparent".

Je conclurai ce volet de politique française avec ce sondage Elabe paru aujourd’hui sur BFMTV selon lequel près de six Français sur dix (58 %) estiment qu’Emmanuel Macron ne doit pas nommer Lucie Castets, la candidate du Nouveau Front populaire, à Matignon. Et je vous laisse faire vos commentaires.

Le monde selon Donald Trump

Je passe du coq à l’âne (n’y voyez aucune allusion à Donald Trump, encore que…) pour parler des élections présidentielles de novembre prochain aux Etats-Unis. Nous n’en avons pas suffisamment conscience mais ce scrutin va être déterminant pour l’avenir de notre planète.

Le monde sera totalement différent selon que Donald Trump ou Kamala Harris serait élu(e).

Kamala Harris n’est peut-être pas parfaite, je ne la connais pas suffisamment pour porter un jugement. Mais je sais par contre que l’élection de Donald Trump serait une catastrophe.

Le monde tel que nous le connaissons disparaitrait. L’Amérique recommencerait à polluer à gogo, en faisant disparaitre les (timides) mesures mises en place pour lutter contre le réchauffement climatique et en misant tout sur le pétrole. Elle se replierait sur elle-même. Forte de sa toute puissance économique, elle fermerait ses frontières, imposerait des taxes astronomiques aux produits importés d’Europe, entrainant la récession économique et le chômage en France.

Donald Trump, que certains vont jusqu’à soupçonner d’être un espion à la solde de Moscou, « acheté » alors qu’il cherchait à monter des projets immobiliers pharaoniques dans la capitale russe, vendrait les USA à Poutine. Finies les aides à l’Ukraine. Privées de munitions et de matériel, les troupes ukrainiennes se feraient écraser par les Russes. Lesquelles, une fois avalée l’Ukraine, ne s’arrêteraient pas en si bon chemin et s’en prendraient à des états d’Europe de l’Est, fragilisés par le manque de réaction de l’OTAN, paralysée par le bon vouloir de Trump.

Politique fiction, direz-vous ? Pas si sûr. Vous comprendrez que c’est avec soulagement que j’ai vu l’arrivée de Kamala Harris et le fait qu’elle soit passée en tête des sondages.

Pas d’emballement cependant. La route est encore longue d’ici novembre. Mais ne boudons pas notre plaisir. Il y a une semaine, la victoire de Trump était donnée comme acquise…

Dis-moi qui sont tes amis, je te dirai qui tu es

Puisqu’on parle des sous-marins de Poutine, la tentation est trop forte de vous parler de Viktor Orban et de Giorgia Meloni, deux dirigeants européens aux idées très proches de celles de Marine Le Pen.

Je me permets de reprendre un passage d’un article du Figaro sur le sujet : « L’Italie de Giorgia Meloni est sur la mauvaise pente. C’est en substance la conclusion du rapport annuel sur l’Etat de droit consacré à ce pays comme aux vingt-six autres Etats membres de l’UE publié [hier] par la Commission. Ce document balaie quatre domaines clés -l’indépendance de la justice, la lutte contre la corruption, la liberté des médias et l’équilibre des pouvoirs- (…). Force est d’admettre que les défaillances de Rome sont plus nombreuses qu’il y a un an. Bruxelles s’inquiète ainsi des entraves à la liberté des médias, un sujet qui engendre des polémiques à répétition dans le pays. La semaine dernière encore, une journaliste indépendante était condamnée à payer 5000 euros de dommages et intérêts à la première ministre italienne après s’être moquée de sa taille en 2021 sur Internet ».

Et je vous fais grâce des autres reproches faits par Bruxelles à Giorgia Meloni. Tout comme ceux faits à Viktor Orban. Je vous laisse aller vous documenter sur internet si vous souhaitez approfondir le sujet. Les articles sont foison.

Dis-moi qui sont tes amis, je te dirai qui tu es.

L’abbé Pierre, la chute d’une idole

J’avais encore de nombreux sujets à évoquer avec vous. Je m’aperçois que je n’en aurai pas le temps. Mais avant de nous séparer jusqu’à demain, j’aimerais vous parler de cet article que j’ai trouvé sur Closer, et qui reprend une enquête de Bernard Violet, l’auteur d'un livre sur l'Abbé Pierre paru le 22 juillet dans Le Parisien

Bernard Violet a retrouvé des journaux intimes de l'homme d'église, qui révèlent des faits passés que l’abbé Pierre avait réussi à cacher jusqu’à sa mort.

Ce n’est que le mercredi 17 juillet dernier, soit 17 ans après son décès, qu’Emmaüs a publié un rapport accablant dénonçant des faits s’apparentant à des agressions sexuelles par sept femmes qui toutes décrivent "des propositions indécentes, des contacts non sollicités sur des zones sexuelles et en particulier sur les seins". 

Bernard Violet révèle qu’à l’époque où il a interviewé l’abbé Pierre, le fondateur d’Emmaüs ne cachait pas sa double vie.

Et ses journaux intimes regorgent de confessions sur son amour pour un jeune homme qu’il côtoyait, à l’époque où il n’avait pas vingt ans et n’avait pas encore découvert sa vocation religieuse. «  Dès 17 ans (…) une folle passion pour un condisciple prénommé Yves, soprano dans une maîtrise de garçons. Une passion obsédante dont il essaie de guérir en dormant sur le plancher de sa chambre et en s’imposant une ceinture à clous autour de sa taille », cite l’auteur.

Cette folle passion s’est accompagnée de la découverte de la foi. Mais les pensées sexuelles ne se sont pas envolées pour autant, poursuit le journal. Alors, pour tenter de les maîtriser, l’abbé Pierre a eu recours à une méthode effrayante.  « Pour calmer ses pulsions, il s’inflige tous les soirs des séances d’autoflagellation sur les mollets et sur le dos avec un faisceau de chaînettes », décrit encore Bernard Violet.

Et juste après avoir été ordonné prêtre, il a eu de nombreuses relations avec des prostituées.

Ça fait du bruit quand une statue tombe de son piédestal !

Etiquettes : Le podcast de Pierrot

Dans la même rubrique

0💬
Tri :