[Le podcast de Pierrot] Et pourquoi pas Dominique Strauss Kahn à Matignon ?

Dans le premier sondage IFOP/Fiducial, le RN et ses alliés du LR version Éric Ciotti reculent un peu, l’alliance de gauche grignote un point, tandis que les macronistes refont un peu de leur retard.
Ce sondage place les candidats du Rassemblement national et des Républicains tendance Éric Ciotti à 34 %. Une précédente étude du même institut, publiée lundi, donnait 33 % au RN et 4 % à Eric Ciotti, soit un total de 37%. Ils retombent donc à 34%.
Le Nouveau Front populaire continue de progresser et gagne, nous l’avons dit, un point à 29%.
Les candidats macronistes, sous la bannière Ensemble, qui ne recueillaient que 18 % d’intentions de vote lundi, font un bond à 22 %, tout en restant assez nettement distancés par les deux autres coalitions.
Les candidats de LR « Canal historique » hostiles à l’alliance avec le RN obtiennent 6 %, contre 5 % lundi.
Bonne nouvelle : les électeurs semblent vouloir se mobiliser pour aller voter. Difficile de savoir si c’est pour faire barrage à un parti ou pour manifester leur adhésion aux idées d’un autre, mais selon la même enquête, 64 % des électeurs prévoient d’aller voter au premier tour, le 30 juin, soit une participation qui serait en nette hausse par rapport aux 49 % des dernières élections législatives de 2022.
Un autre baromètre Toluna-Harris Interactive pour Challenges, M6 et RTL a présenté jeudi des chiffres assez proches, avec un RN et ses alliés à 35 % d’intentions de vote, un Nouveau Front populaire à 26 % et une majorité présidentielle créditée de 21 %.
Les deux sondages présentent des marges d’erreur comprises entre 1 et 2,5 points.
Rien n’est donc joué. Mais je ne le répèterai jamais assez, il ne s’agit là que d’une photo de l’électorat en pourcentage. Ces chiffres ne reflètent en rien les résultats du 7 juillet.
Les élections en France se déroulent sur deux tours. Un candidat qui réaliserait un bon score mais qui arriverait en 3ème position, se verrait de toutes façons éliminé. Car pour qu’un candidat puisse se maintenir au second tour, il faut qu’il ait recueilli au moins 12,5% du nombre des électeurs inscrits. Ce qui n’est envisageable qu’avec une forte participation. Apparemment, c’est ce qui semble se profiler.
Si le nombre de triangulaires est élevé, tous les schémas deviennent possibles. Y compris celui d’une Assemblée nationale ingouvernable, partagée entre trois gros blocs. Chaque Premier ministre désigné, quel que soit le parti d’où il proviendrait, subirait un vote de défiance et son gouvernement serait retoqué. La solution pourrait peut-être alors être de faire comme en Italie où, devant la même situation, le président Mattarella avait dû se résigner à former un gouvernement d’experts, sans tenir compte de leurs étiquettes politiques.
C’est ainsi que Mario Draghi avait été nommé Premier ministre. Jamais l’Italie n’avait été aussi bien gérée et l’ancien patron de la Banque centrale européenne avait pu redresser ses finances. C’est tout le mal qu’on peut souhaiter à la France…
Rapporté à notre pays, ça pourrait donner Dominique Strauss Kahn à Matignon. Non, je blague, c’était une plaisanterie…


