Trafic de cocaïne : Les enquêteurs sur la piste colombienne

L'affaire de trafic de cocaïne ayant causé la fermeture, toujours effective, du bar le Ginger et la discothèque Le Fashion, n'a pas encore révélé tous ses secrets. Les enquêteurs ont reçu les résultats du laboratoire métropolitain qui a examiné la marchandise et il apparaît que la cocaïne était pure à plus de 90%. En résumé, la drogue n'a pas été coupée et proviendrait donc d'Amérique Centrale (Colombie ou Vénézuela) sans intermédiaire. Un procédé qui permettrait d'importer une "faible" quantité de drogue (en l'occurrence 300 grammes) et de la couper sur place pour en revendre cinq fois plus.
Cette nouvelle piste change la donne pour les deux dealers présumés en détention provisoire à Domenjod, Aladin Dif et son complice Issa Diakité. Il ne s'agit plus d'une enquête sur de petits trafiquants qui s'approvisionnent à Paris mais d'un réseau international. Les enquêteurs s'intéressent notamment aux beaux-frères d'Aladin Dif, qui appartiendraient au grand banditisme et sont sous les barreaux. L'un d'entre eux est d'ailleurs en prison à Fort-de-France (Martinique) pour trafic de drogue entre la Colombie et la Martinique.
Une nouvelle piste crédible mais contestée en bloc par la défense. Les accusés se présentent comme de simples consommateurs et leur avocat rappelle qu'on parle d'une saisie de quelques grammes de cocaïne et non de kilos ou de réseau international comme le suspectent les enquêteurs.



