Nivôse : "L'agent des TAAF a été pris en charge par le GHSR"

La frégate Nivôse, bâtiment de la Marine Nationale, est arrivée ce matin sur la base navale du Port. Le bâtiment, parti depuis le 5 décembre pour une mission de surveillance des pêches dans les mers du sud en coopération avec l'Australie, a effectué, à son retour, une évacuation sanitaire d'un agent féminin sur le district des îles Kerguelen, zones éloignées de plus de 3.000 km de la Réunion.
"i[L'évacuation sanitaire n'a pas été difficile a réalisé]i", explique le capitaine de frégate Boris Solin, "i[on m'a prévenu d'un cas médical avéré sur le district de Kerguelen. J'ai pris contact avec le CROSS et avec l'administration des TAAF pour mettre en place cette évacuation sanitaire. La frégate terminait sa mission de surveillance des pêches]i".
La jeune femme de 19 ans a été évacuée et héliportée sur le GHSR vers 6h, ce matin, lors du passage de la frégate au large de Saint-Pierre, "i[l'évacuation médicale ne requérait pas d'urgence particulière, en revanche elle nécessitait une assistance médicale que seule la frégate pouvait apporter]i", souligne Boris Solin. Il faut savoir que la Nivôse dispose d'une infirmerie et un médecin totalement apte à réaliser la surveillance médicale adaptée au cas rencontré.
"i[L'agent des TAAF a été pris en charge par l'hôpital de Saint-Pierre et son état est stationnaire, mais je n'ai pas plus d'information sur son état médical]i", conclut-il.
b[Surveillance des pêches]b
La Nivôse était partie du Port, le 5 décembre dernier, pour effectuer une mission de surveillance des pêches, en coopération avec l'Australie, dans les eaux sous juridictions françaises, les ZEE (Zone Economique Exclusive) d'une superficie de 2,5 millions de km2, soit une superficie 4 fois supérieur à la France, "i[une mission effectuée au profit des TAAF et du préfet de la Réunion]i"
Seuls des navires de pêche français et certains navires étrangers détenteurs de licences spécifiques peuvent pêcher dans ces zones.
"i[Les missions sont partagées avec l'Australie (…) compte tenu de la distance il avait été décidé de rassembler nos périodes de patrouille et de surveillance. Nous embarquons a bord des bâtiments français des officiers des pêches australiens qui permettent, dans les zones australiennes, d'avoir un pouvoir judiciaire et un pouvoir de coercition]i", explique le capitaine de frégate.
Une coopération internationale qui a été mise en place en 2007 pour protéger les ressources marines.


