Fin du droit du sol : Une remise en cause de l'appartenance de Mayotte à la France selon Moroni

Dans un communiqué publié ce mercredi 13 février, le Ministère des Affaires étrangères comorien dénonce cette décision qui "ne concerne pas les Comoriens, qui à Mayotte sont chez eux". Les autorités comoriennes réaffirment leur souveraineté sur Mayotte, rappelant que "cela fera bientôt 49 ans depuis que Mayotte est administrée par la France au mépris du droit international et des résolutions pertinentes de l'ONU".
De plus, toujours selon les autorités comoriennes, la fin du droit du sol à Mayotte remettrait en cause l'histoire de la France et les principes républicains, mais aussi l'appartenance de Mayotte à la France. "Ainsi, tout en déplorant une décision qui remet en cause l'histoire de la France et des principes qui fondent la République, l'on est en droit de se demander si la volonté affichée de supprimer le droit du sol à Mayotte ne serait pas, enfin, le début d'une remise en cause de la soi-disant appartenance de l'Ile Mayotte à la France !", relève le ministère des Affaires étrangères comorien.
Pour Moroni, la situation précaire et inquiétante qui perdure à Mayotte "ne peut donc être attribuée qu'à ceux qui en ont la gestion depuis toutes ces années". Pour régler la crise qui secoue le 101e département français, le président comorien Azali Assoumani avait proposé lors de sa visite en France en mai 2023 la levée des visas entre les Comores et la France. "Je demande la levée de ce visa, qui fait que les Mohéliens, les Grand-Comoriens et les Anjouanais ne sont pas libres d’aller et venir à Mayotte, pour voir leur famille par exemple. J’ai demandé aux présidents Hollande et Chirac de lever ce visa. Cela résoudra 60 % de nos problèmes. Nous n’avons aucun intérêt à ce que nos enfants meurent en mer en rejoignant Mayotte où ils n’ont rien", avait déclaré le chef d'État comorien.
"Quoi qu'il en soit, les Comores ne cesseront jamais de revendiquer Mayotte, un territoire comorien avec ses traditions, sa langue et sa culture, et ni le temps ni les modifications constitutionnelles ne pourront altérer une histoire millénaire, un destin partagé par les Comoriens des quatre iles sœurs", conclut le ministère des affaires étrangères comorien.


