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Menace de grève illimitée du BTP à La Réunion

Les syndicats réunionnais du BTP se sont rassemblés ce jeudi pour exprimer leur colère suite à la décision unilatérale de la FRBTP de fixer une recommandation patronale de hausse des salaires bien inférieure à l'inflation. L'intersyndicale assure que les discussions ne sont pas suspendues, mais se prépare à lancer un appel à une grève illimitée à partir du mercredi 7 février.
Ecrit par Samuel Irlepenne – le jeudi 1 février 2024 à 11H30

Un bras de fer social est lancé entre les syndicats d'employés du secteur du bâtiment et la Fédération réunionnaise du BTP. L'intersyndicale s'indigne car la FRBTP a annoncé une recommandation patronale de hausse des salaires entre 0,5 et 1,6% dans le cadre des négociations annuelles obligatoires. Une fourchette qui est estimée bien trop basse comparée à l'inflation, indique l'intersyndicale des salariés du BTP composée de la CFDT, la CGC, la CGTR et FO.

L'intersyndicale explique que la réunion des NAO du BTP a été annulée le 24 janvier suite à la décision unilatérale prise par la FRBTP au sujet des recommandations patronales. Elle se dit prête à discuter avec le patronat mais se prépare à une mobilisation massive, dès le 7 février prochain, si elle n'obtient pas de nouvelles garanties de la FRBTP en vue des négociations annuelles obligatoires.

"Une déclaration de guerre"

"C'est une véritable déclaration de guerre que nous a lancé la FRBTP", peste le secrétaire général de la CGTR BTP, Maximin Hoarau, n'hésitant pas à parler d'attitude "dictatoriale" de la part du patronat du BTP.

Maxime Hoarau et l'ensemble de l'intersyndicale disent ne pas accepter les recommandations de la FRBTP. Pour eux, proposer une négociation catégorielle et par coefficient "c'est écraser la grille du BTP". "D'autre part, nous avons toujours négocié dans le BTP à minima, sur base liée à l'inflation, mais en général au-dessus de cette dernière comme cela se fait habituelle", insiste Maximin Hoarau.

Même son de cloche du côté de Béatrice Michel, de la CFDT BTP, qui estime pour sa part que le patronat du BTP ne souhaite pas négocier. "Seulement trois réunions ont pu se tenir sur les cinq prévues. Nous voyons bien où ils souhaitent nous emmener. Nous irons donc en grève la semaine prochaine. S'ils veulent que nous fassions des actions fortes, on va le faire", assure-t-elle.

Etiquettes : BTP

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