Un Mauricien retrouvé pendu à la Réunion, sa famille accuse !
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Mercredi 15 décembre, Yogesh Bungaloo est retrouvé pendu avec un fil électrique à un arbre à Saint-Pierre. Le suicide de ce Mauricien de 30 ans semble avéré. Seulement, si cette histoire n'a pour le moment aucune résonance à la Réunion, ce n'est pas le cas dans l'île sœur où la famille du défunt se pose des questions sur ce décès et accuse.
Sur le site mauricien Defimedia.info, les parents de Yogesh expliquent que leur fils disait craindre pour sa vie et que les relations avec sa femme et sa belle-famille n'étaient pas au beau fixe ([lire l'article mauricien ici]urlblank:http://www.defimedia.info/articles/14193/1/Retrouve-pendu-a-lile-de-La-Reunionmercredi--Ses-parents-Dans-une-lettre-Yogesh-disait-craindre-pour-sa-vie/Page1.html ). Le jeune homme était marié à une Réunionnaise de 55 ans, rencontrée il y a sept ans. Depuis, le couple vivait à la Réunion.
500.000 roupies pour un appartement à Flic-en-Flac
Yogesh a souvent alerté ses parents sur ses conditions de vie dans notre île. Selon eux, il leur aurait dit être maltraité et régulièrement mis à la porte, notamment dans une lettre, peu de temps avant son décès (lire la lettre en bas de l'article). Sa femme lui aurait même interdit de travailler et de communiquer avec d'autres Mauriciens, allant même jusqu'à lui voler son passeport.
Toujours selon les parents de Yogesh, ce dernier aurait donné à sa femme 500.000 roupies (environ 12.625 euros) pour acheter un appartement à Flic-en-Flac.
Quelques jours avant sa mort, Yogesh aurait eu une conversation téléphonique avec sa tante. Celle-ci raconte qu'il lui aurait dit avoir été mis à la porte après une bagarre avec le gendre de sa femme, entraînant l'intervention des forces de l'ordre. Désemparé il aurait erré dans les rues. C'était juste avant le drame... Face à de telles circonstances, le père de Yogesh a décidé de faire pratiquer une autopsie sur le corps de son fils, puisque cela n'a pas été fait à la Réunion. Une autopsie qui a bien révélé une mort par pendaison mais également que la victime n'avait pas mangé pendant plusieurs jours.
"J’étais une femme battue"
Contactée par le journal mauricien, sa femme réunionnaise explique : "J’étais une femme battue et Yogesh était devenu incontrôlable. J’ai dû appeler la gendarmerie et il a passé la nuit au poste de police. Ce n’était pas la première fois qu’il me battait". Celle qui n'est pas allée assister aux funérailles de son mari réfute en revanche l'achat d'un appartement sur l'île sœur.
Yogesh Bungaloo, dont le corps a été rapatrié à Maurice le vendredi 17 décembre, a été inhumé samedi, à Rivière-des-Remparts.
Le lettre de Yogesh à ses parents :
"Salut papa et maman. C’est Jimmy, mo pe met toi au courant qui mo la vie ene problème, en risque avec mo madame à la réunion, qui li fin dire moi ene zour li pou met moi deor dans la maison et mon fini pour toulettant. Li française lin fine marié zis pou gagne nationalité mauritian pour acheter appartement Maurice à Flic en Flac (...) Li pou mette moi a la porte et mo la vie en danger ! Si ene jour mo fin gagne quite problème grave... C’est tout, papa et maman, je tem. bye bisou."


