Soupçons d’emploi fictif au sein de la SPL Tamarun : Sandra Sinimalé condamnée à 50.000 euros d’amende et 2 ans avec sursis

Alors que le 27 avril 2021, elle était condamnée en appel à une peine de 10 ans d’inéligibilité et 3 ans de prison dont 2 avec sursis, ainsi qu’à 20.000 euros d’amende pour prise illégale d’intérêts dans l’affaire de l’embauche de son compagnon au sein de la mairie de Saint-Paul, c’est au sujet de son poste de cadre au sein de la société publique locale Tamarun que l’ancienne élue municipale a comparu en septembre dernier lors de l’audience correctionnelle collégiale.
Celle que la procureure de la République a décrite comme étant « une princesse chez Tamarun » est soupçonnée d’avoir occupé un emploi fictif au sein de cette SPL, mandatée par la commune de Saint-Paul, qui a en charge la réalisation d’aménagements touristiques, d’embellissement et de nettoyage de la partie côtière de la station balnéaire.
Le caractère concret du travail effectué par celle qui était engagée comme cadre au sein de cette structure pose question depuis qu’un signalement a été fait au parquet sur ses absences régulières au cours de l’année 2019 notamment. A l’issue d’une enquête menée par les gendarmes de la Compagnie de Saint-Paul, le parquet de Saint-Denis avait décidé d’engager des poursuites à l’encontre de la quadragénaire.
2 ans de prison avec sursis et 50.000 euros d’amende ont été requis par la représentante de la société.
Ce vendredi, le tribunal, après en avoir délibéré, condamne Sandra Sinimalé à 2 ans de prison avec sursis, 50.000 euros d'amende et une privation de ses droits civiques assortie d'une interdiction d'exercer un emploi en lien avec la fonction publique. Cette décision judiciaire doit faire l'objet d'une publication dans le Journal de l’île et dans le Quotidien de La Réunion.


