Qualitropic veille à la qualité de l'assiette réunionnaise

Qualitropic, dont l'objectif est la valorisation alimentaire et non-alimentaire des ressources naturelles tropicales, terrestres et marines réunionnaises est le seul pôle de compétitivité d'Outre-mer. L'association s'est réunie hier au village Bienvenue de Sainte-Marie. Au cœur des discussions, l'impact sur la santé de nos alimentations toujours plus complexes et moléculées.
Après cinq ans d'existence, Qualitropic peut compter sur 80 adhérents, dont 19 industries agroalimentaires, 18 coopératives, 17 organismes de recherche dont l'université de la Réunion ou le CIRAD ou encore l'IFREMER pour les plus connus.
Ce pôle de compétitivité s'attache à fédérer les projets de recherche et développement pour améliorer sans cesse la productivité agricole ou marine sans oublier l'aspect qualitatif des aliments et leurs bien-faits sur la santé.
Remplacer la vitamine E par un extrait végétal
Cette année, la thématique retenue préoccupe une bonne partie des consommateurs que nous sommes : "Aliment et santé durables, innovons !".
D'ailleurs, ces rencontres ont donné lieu à l'exposition de projets innovants en cours de constitution. Parmi eux, relevons celui du maintien des oméga 3 dans la viande de volaille réunionnaise enrichie grâce à l'utilisation d'un nouvel anti-oxydant. Ce projet, porté par Stéphanie Roux du CIRAD et Adeline Vion de Crête d'Or, prévoit de développer un nouvel aliment à base d'extrait végétal cultivé localement et destiné aux poulets de chair jaune élevés en milieu tropical. Un extrait végétal qui est jusqu'à maintenant assurée par une supplémentation en vitamine E.
En la matière, les projets ne manquent pas. Sept ont été labellisés cette année, pour un total de 26 depuis 2005.
19 Millions d'euros investis sur cinq ans
Parmi eux, le projet "Fresh" planche sur la création de nouvelles boissons à base de produits naturels ou encore le projet "Biophyto" qui table sur une production durable de mangues sans insecticide à la Réunion.
Tous ces projets, dont l'investissement total représente plus de 19 millions d'euros sur cinq ans, apportent déjà dans nos assiettes et apporteront sans nul doute un nouvel éclairage sur la façon de consommer local pour une meilleure prise en compte de la qualité alimentaire.



