Revenir à la rubrique : Courrier des lecteurs

In z’histoir Belge

Ecrit par zinfos974 – le mercredi 1 décembre 2010 à 12H11

Aucune image à la une trouvée pour cet article.

Avant toute chose, que nos amis Belges sachent que nous les aimons profondément, tout comme Jacques Brel, son plat pays, sa Wallonie, les moules frites et la pluie qui nous rappelle la Plaine des Palmistes... non pas que des ondées...

Mais l’occasion est aujourd’hui trop belle pour ne pas raconter cette histoire dramatique et drolatique pour notre patrimoine pays en création...

C’est l’histoire d’un Belge de Namur dont la belle-mère n’est autre qu’une descendante par alliance de la première génération d’Auguste Lacaussade qui, pour la petite histoire, n’a pas vécu à La Réunion ou à Bourbon et dont les os ont été transférés avec son mari en grande pompe au cimetière d’Hell-Bourg dans le Cirque de Salazie, voilà quelques temps, par des administratifs (la seconde épouse n’aura pas ce privilège, elle sera privée de transfert)...

Cette dernière (la belle-mère descendante par alliance de la première) demande à son beau-fils Belge d’aller déposer des fleurs puisque son ancêtre par alliance ne repose plus au cimetière de Montparnasse à Paris.

Bref, notre ami Belge (qui ne veut pas contrarier sa belle-mère) s’exécute et prend illico presto l’avion le plus cher du monde en direction de La Réunion, n’ayant trouvé qu’un billet sur Pierrefonds.

Il va dormir à Sin Zèf, puis prendra la route des tamarins (où sont les tamarins ?), traversera "Antre Dé" puis "lo Por" et "Sin Pol" pour arriver, tel le petit oiseau, à "Cin Nid" puis, enfin, direction "Cà l’Asie"... En chemin, il décide de s’arrêter et d’aller marcher dans la forêt. Il faisait bon, il faisait frais, il tombe alors nez à nez avec le voile de la mariée. Intrigué, il essaie de soulever le voile, se penche ("é pericoloso sporgerssi") et paf ! A ce moment-là, il chute à pic dans le lit de la Rivière du Mât, non sans quelques écorchures... (Documentation de la presse).

Les soldats du feu sont de suite alertés par les auditeurs assidus d’une radio libre, ils arrivent tels des chevaliers et plongent dans l’eau glacée pour le récupérer... Notre touriste et ami Belge est alors sauvé.
Toute la population de Salazie, vous savez, ceux qu’on appelle les yabs et qui geogeotent puisqu’ils n’arrivent pas à dire manzé (la nouvelle langue officielle lofis), ces sacripants, ils sont quand même présents et viennent applaudir à tout rompre ce sauvetage miraculeux...
Quasi nuptial... le Belge est sauvé.

Cette histoire inventée à La Réunion "secours l’est gaillard !" mais dont certains passages sont authentiques... nous rappelle l’adage. Ce n’est pas moins l’auteur et c’est à La Réunion, patrimoine mondial du surréalisme, que cela se passe... pour... notre bon plaisir.

Ti tangue
(Z’épines dehors, coeur tendre dedans)

 

Etiquettes :

Dans la même rubrique

0💬
Tri :