Australie-Réunion à la rame : Une expédition sportive et scientifique

Installés dans l’île depuis de nombreuses années, adeptes d’aventures engagées, le couple a choisi de réaliser ce nouveau défi sur un océan rarement traversé par les rameurs. "Nous avons un peu d'appréhension car l'océan Indien est réputé pour être assez dur. C'est le moins aimé des marins", précise Sophie Bernier.
Pour dompter l’océan, ils pourront compter sur leur bateau, un esquif qui a déjà plusieurs transatlantiques à son actif dont deux traversées Réunion - Madagascar, qui est auto-redressable et insubmersible. Mais avant de le remettre à l’eau, il reste quelques étapes importantes : la remise en état du bateau qui n’a pas vu la mer depuis six ans, l’équiper à hauteur de la tâche qui l’attend et l’envoyer par conteneur de l’autre côté de l’océan.
Si l'aventure est auto-financée en partie, le budget n’est pas encore bouclé. Sophie et Fanch accueillent avec enthousiasme tout partenaire sensible à cette aventure humaine à portée scientifique et qui souhaiterait s’y associer. Le couple vise les 100 jours de traversée en espérant moins… Aucune escale n’est prévue, l’autonomie alimentaire, hydrique et énergique sera totale. L’espace étant plus que compté sur le bateau, Sophie et Fanch embarqueront principalement de la nourriture lyophilisée, un désalinisateur pour transformer l'eau de mer en eau potable et des panneaux solaires pour brancher radio, GPS et recharger le téléphone satellite.
Le couple profitera d’une assistance à terre : un routeur leur transmettra régulièrement les conditions météo et courants marins afin qu’ils puissent suivre le meilleur cap. « C'est notre ange gardien », confie Sophie. Pour allier l’évasion à l’utile, Sophie et Fanch ont décidé de doubler leur aventure d’un volet scientifique.
En lien avec différents organismes et fondations de recherche, ils vont mettre à profit leur temps et leur accès direct à l’eau pour collecter un certain nombre d’éléments. Les différents échantillons réalisés tout au long de ces 5.800 km permettront d’en savoir plus sur l’état des océans (pollution plastique, micro-organismes) et pour les observations filmées, de faire des relevés précis de la faune rencontrée.


