Elle assène un coup de poing à son conjoint devant le commissariat

Elle est contrôlée à presque 2,5 g/l d'alcool dans le sang
Après une énième dispute sur fond d'alcool, son conjoint excédé décide de partir au commissariat du Port pour déposer plainte. Elle le suit et devant le commissariat et lui assène un coup de poing au visage. "Il me lâchait des foutans et c'est parti" explique-t-elle au président. Fort heureusement, un policier n'a rien perdu de la scène et la voilà en garde à vue. Elle est contrôlée à presque 2,5 g/l d'alcool dans le sang ce soir-là. Pour ne rien gâcher, elle est sous contrôle judiciaire au moment des faits avec interdiction de contact et 10 mois de prison au-dessus de la tête.
"Quand on est ensemble ça marche pas. J'aurais dû m'en rendre compte. Je l'ai frappé, j'assume, mais c'est lui qui est venu me chercher. Il n'y a pas de harcèlement, c'est lui qui m'a appelée, il était d'accord pour qu'on se voie" se défend-elle à la barre d'un ton affirmé. Une autre fois, alcoolisée, elle a fracturé l'arcade de son conjoint devant une école en le frappant avec son téléphone : "Je l'ai frappé car il avait insulté ma famille. Les autres bleus, c'est pas moi. Il était bourré c'est pas ma faute s'il est tombé" indique-t-elle au tribunal.
"Elle lui porte un coup de poing devant le commissariat"
"Je suis particulièrement inquiète de la multiplication des violences, on peut presque parler de banalisation. Il pensait pouvoir l'aider à changer de vie, mais il en a peur aujourd'hui" tance la partie civile qui décrit un homme sous l'emprise de sa compagne. "Ce sont des violences graves et répétées qu'il ne faut pas banaliser, même si elles sont rares dans ce sens. Elle lui porte un coup de poing devant le commissariat, c'est vous dire son sentiment d'impunité, rien ne l'arrête" fustige à son tour le procureur qui requiert 1 an de prison, la révocation de 5 mois de sursis, le maintien en détention et une interdiction de contact pendant 3 ans.
Invitée à s'exprimer en dernier, la prévenue prenant sans doute conscience des réquisitions, s'excuse en pleurs à la barre.
"Les faits sont reconnus sauf le harcèlement. Elle est prise au piège de cette relation à cause de ses sentiments malgré les risques encourus" répond la défense. "Elle vient de passer deux jours en détention, ça lui a fait un choc qui lui a permis de se poser les bonnes questions et de mettre un terme à cette relation" plaide la robe noire.
Le tribunal, après délibération, relaxe la prévenue pour les faits de harcèlement et la reconnait coupable de violences. Elle écope de 1 an de prison avec maintien en détention ainsi que la révocation de 5 mois de son sursis en cours.


