Violences urbaines : Pas de couvre-feu mais des mesures annoncées par le préfet

Deux interpellations, pas de blessés
“Sur la commune du Port, nous avons eu à faire face à des individus qui ont eu un comportement extrêmement agressif à l’égard des forces de police”, a indiqué le préfet, Jérôme Filipini, qui avait déjà condamné ces actes par voie de communiqué plus tôt dans la matinée, annonçant une forte mobilisation des forces de l’ordre ce week-end sur l’île.
Deux personnes majeures ont été interpellées, l’une à Saint-Denis et l’autre à Saint-Pierre. Aucun blessé n’est à déplorer ni du côté des forces de l’ordre, ni de celui des individus présents. Un chien de la police a cependant été blessé à la patte, a précisé le préfet.
Des mesures annoncées pour le week-end
Le préfet a en outre annoncé une série de restrictions qui prendront effet dès 16h ce vendredi et seront maintenues jusqu’à lundi prochain. Sont interdits, sous peine de poursuites judiciaires :
- la vente des artifices de divertissement, des articles pyrotechniques et des fusées de détresse ;
- le port, le transport et l’utilisation des artifices de divertissement, des articles pyrotechniques et des fusées de détresse sur la voie publique et en direction de la voie publique ;
- le port, le transport sur la voie publique d’armes à feu y compris factices, de munitions, ainsi que de tout objet susceptible de constituer une arme par destination ou pouvant servir de projectile ;
- la vente au détail, le port et le transport de carburant, produit combustible ou corrosif, dans tout récipient transportable, tel que jerrican ou bidon.
Ces interdictions ne sont pas applicables aux professionnels justifiant de leur activité.
Délinquance d'opportunité
La procureure de Saint-Denis a par ailleurs déploré “les appels à la révolte ou à l'émeute” sur les réseaux sociaux : "Je ne suis pas sûre que les gens qui ont participé cette nuit à du caillassage, des incendies, des dégradations, sachent exactement pour quelles raisons ils le font”, a déclaré Véronique Denizot qui voit dans ces actes-là une délinquance d’opportunité.
La procureure et le préfet invitent par ailleurs vivement les riverains à ne pas venir observer les phénomènes de violences urbaines lorsqu’ils se produisent près de chez eux : "Ça rend très compliqué le maintien de l’ordre pour les effectifs et c’est extrêmement dangereux aussi pour les personnes”, a souligné Jérôme Filipini après avoir réitéré son appel à l’apaisement.


