Il roue de coups sa compagne après une danse avec un inconnu

Tout commence quand le prévenu demande les clés de la voiture de sa compagne pour récupérer ses propres clés. Il a beaucoup bu et elle refuse par peur qu'il parte avec le véhicule. Il sort du bar pour prendre l'air et à son retour, la voit danser avec un inconnu. Il n'en fallait pas plus pour qu'il pète un câble. Ils décident de partir du bar et, en allant à la voiture, la tension monte de plus en plus. Se limitant à des violences verbales dans un premier temps, la prévenu n'en restera pas là. Il assène un violent coup de poing à sa compagne qui tombe au sol, l'attrape et la traine par les cheveux. Il se calme mais revient à la charge en la giflant violemment derrière la tête. Heureusement, elle réussit à s'enfuir.
Il reconnait "une gifle assez appuyée"
Toujours fou de rage, il s'en prend ensuite à la voiture de sa compagne. Il casse les deux rétroviseurs, met des coups de pied sur la carrosserie et s'en prend à la trappe à essence. Prévenus par des témoins, la brigade de nuit de la police municipale de Saint-Paul intervient et permet interpelle le jeune homme. Deux heures après les faits, il est encore à 1,4 g/l d'alcool dans le sang.
À la barre, il reconnait "une gifle assez appuyée", minimisant quelque peu les faits au regard de l'ITT de sa compagne. "C'est une violente agression qui dépasse le cadre de ce que l'on peut voir dans ce tribunal" assène la partie civile.
"Il y a une page entière de lésions" fustige le parquet. "C'est un déferlement, un acharnement de violences pour un motif futile de jalousie et de clé. Il reconnait mais il minimise. Il n'a pas de casier mais il a déjà fait une garde à vue pour des faits identiques sur la même personne. Pour la sécurité de la victime, la seule réponse pénale est la détention" conclut le procureur qui requiert 18 mois de prison dont 8 mois de sursis probatoire et un maintien en détention. "Il reconnait les faits mais ne peut les expliquer, c'est là tout le problème. Il n'a pas de casier et il a besoin de soins pour l'aider à travailler sur lui. Il doit être aidé pour protéger les autres. C'est un primo-délinquant, je demande un sursis probatoire intégral ou une détention à domicile" plaide la défense.
Reconnu coupable par le tribunal, le prévenu est condamné à la peine de 12 mois de prison dont 8 mois de sursis probatoire. Il lui est fait interdiction de contact et de paraître au domicile de la victime. Il est maintenu en détention.


