Le Tampon : Un enseignant filmait les dessous des femmes dans les magasins

L'analyse du téléphone va révéler 17 vidéos faites ce jour-là, plus une dizaine datant de la veille. Mais c'est surtout l'analyse de son disque dur qui va le compromettre. En effet, l'ordinateur contient 1.064 vidéos. Surtout, l'une concerne sa nièce de 14 ans sous la douche, ce qui a enclenché une autre procédure judiciaire.
Jugé en comparution immédiate pour les faits de mercredi dernier, il va d'abord affirmer : "Pour moi ce n'était pas grave. Je n'avais pas l'impression de faire du mal".
Une candeur qui tombe lorsqu'il avoue avoir consulté les textes de loi qui parlent de filmer "dans des endroits exigus". Il en a donc conclu qu'un centre commercial n'est pas un lieu exigu et que, par conséquent. ce n'est pas si grave.
Sur le fait que l'une des victimes est mineure, il jure par tous les dieux que "ce n'est pas ciblé sur les mineures. Je n'ai pas fait attention qu'elle était mineure. La pédophilie, c'est quelque chose d'innommable. Je ne suis pas attiré par les mineurs".
Mais il reste vague sur les vidéos de sa nièce.
"On est pas sur un cas isolé, on est sur un millier de reprises dans les centres commerciaux entre Le Tampon et Le Port. Il va partout sur l'île pour ce genre de pratique. C'est un comportement impulsif, répété et travaillé" argue la procureure. Elle requiert une peine de 18 mois de prison, dont 12 avec un sursis probatoire et une obligation de soin.
Finalement, tribunal va le condamner à 10 mois de prison avec un sursis probatoire de deux ans. Il a aussi obligation de se soigner et de dédommager ses victimes : 500 euros chacune pour deux d'entre elles et 1000 euros pour la troisième. Les juges ont décidé de ne pas lui accorder une dispense de mention sur le casier


