Entre le 1er janvier 2018 et le 14 juin 2021, Israël T., 33 ans, est soupçonné d'avoir fait subir de multiples violences à son épouse. L'homme est décrit comme ayant des besoins sexuels importants par les experts qui l'ont examiné dans le cadre de sa mise en examen pour ces faits mais aussi pour un viol qu'il aurait fait subir à la malheureuse. L'individu est accro aux films pornographiques ainsi qu'à des vidéos mettant en scène des violences sexuelles. Régulièrement zamalé et alcoolisé, il aurait un soir profité du sommeil de son épouse pour lui imposer une relation sexuelle brutale.
Alors qu'elle s'était réveillée, la victime aurait annoncé clairement qu'elle ne souhaitait pas ce rapport en repoussant son agresseur sans succès. Lors de sa garde à vue, le trentenaire a reconnu les faits. Il s'est cependant montré beaucoup plus ambivalent face à la juge d'instruction en charge du dossier.
"Il admet les violences mais pas le viol", indique ce mardi matin le président de la chambre de l'instruction saisie pour statuer sur le maintien en détention préventive de l'accusé en attendant son procès prévu devant la cour criminelle en juin prochain.
"Il a indiqué qu'elle n'était pas consentante mais qu'il ne l'avait pas violée", enchérit la procureure générale. L'homme considère qu'un rapport non consenti avec sa propre épouse ne peut pas constituer un viol, détaille Fabienne Atzori.
La victime avait déposé une main courante pour cette série de faits. Elle n'a pas souhaité porter plainte, ni se constituer partie civile afin d'être reconnue victime à l'issue de l'audience criminelle. "Elle ne veut plus jamais entendre parler de lui et ne souhaite pas être associée à cette procédure", a confirmé Pierre Kuentz alors qu'Israël a souhaité garder le silence.
La chambre de l'instruction a annoncé ce mercredi que l'accusé attendrait son procès à la maison d'arrêt de Domenjod.