Revenir à la rubrique : Communiqué

"La violence conjugale fait sa rentrée parlementaire"

Alors qu'Adrien Quatennens a été réintégré au sein de LFI à l'Assemblée nationale, le cllectif des Outre-mer s'insurge, évoquant "une marque d'infamie au sein de notre République.
Ecrit par Marine Abat – le vendredi 14 avril 2023 à 17H03

Le communiqué :

L'entrée d'un "repris de justice" à l'Assemblée Nationale est une première choquante, dans l'histoire de notre Nation.

C'est aussi, sans discussion possible, une "tache indélébile", et une marque d'infamie au sein de notre République.  

Comment peut-on croire qu'un député de la Nation, puisse participer valablement à l'élaboration de Lois pouvant porter sur les faits pour lesquels il a été formellement condamné ?

La France qui passe son temps à faire la morale à la terre entière, en donne hélas, de bien tristes exemples :

Outre le fait d'être la seule démocratie dite évoluée mais aussi, le seul pays du G20, et le seul État-membre des Nations-Unies à compter deux ex-présidents de la République, deux ex-premier-ministres, et une "collection d'élu·e·s" poursuivi·e·s ou condamné·e·s par la justice, dont certains à de la prison ferme, voilà que notre Assemblée Nationale, présidée pour la première fois de son histoire par une Femme, franchit le seuil de "l'opprobre", en permettant qu'un député condamné pour violences conjugales par la Loi Républicaine, puisse siéger sur ses "Nobles Bancs", où tant de femmes et d'hommes se sont illustrés dans l'histoire de notre Nation.

Ce mardi 11 avril 2023 est un "jour noir" pour notre Démocratie. C'est un jour noir aussi pour notre "Sainte République", qui vient de perdre ses vertus les plus sacrées sur l'autel de l'entre soi, et des "petits arrangements politiques" ;

Ce sont par ailleurs de très mauvais signaux envoyés aux femmes victimes de violences conjugales, particulièrement à celles, mères de famille ou pas, qui vivent sous la menace d'un mari ou d'un compagnon violent.

Le Collectif des Outre-mer appelle solennellement Madame Yaël Braun-Pivet, en sa double qualité de Femme et de Présidente de l'Assemblée Nationale, à agir pour mettre un terme à cette "infamie", qui restera un symbole d'échec des politiques de lutte contre les violences à l'égard des Femmes.

Enfin, notre association réitère son appel à légiférer pour que de telles dérives ne souillent pas davantage notre représentation parlementaire. 

Etiquettes :

Dans la même rubrique

0💬
Tri :