Condamné à deux ans ferme : Le pilote confond préliminaires et agression sexuelle

Selon la plaignante, la stabilité du couple aurait vacillé au moment du confinement. Laurent D. s'était installé chez elle et n'a plus voulu partir malgré les demandes réitérées de sa conjointe. Cet état de fait a donné lieu à des disputes régulières qui se sont poursuivies bien que le couple ait finalement opté pour un logement commun.
Pour les experts psychologues ayant examiné le mis en cause, celui-ci aurait développé "une emprise sur sa partenaire cherchant à obtenir sa soumission". Lors du dernier épisode de violences en mai 2021, Laurent D. a cassé le nez de madame en lui donnant un violent coup de poing à l'issue d'un énième désaccord "sur fond de jalousie" selon ses dires.
"C'étaient des gestes maladroits, comme un jeu", tente Laurent D. expliquant au tribunal que le couple avait l'habitude de se réconcilier sur l'oreiller. Des propos hors sol qui ont vraisemblablement joué en sa défaveur à l'instar des agressions sexuelles qu'il a présentées comme étant des "préliminaires".
"Des actes sexuels qui sont de la domination pour montrer qu'il était le plus fort", réagit Me Guillaume Motos pour la partie civile. "De la conjugopathie, pour la procureure de la République. "Un homme qui aime comme ça, ce n'est pas un homme qui aime", a fustigé Véronique Denizot avant de requérir 4 ans de prison dont 2 avec sursis probatoire et un maintien en détention.
Des réquisitions qui ont fait bondir Me Nicolas Samson en défense. La robe noire a plaidé la relaxe de son client concernant les pénétrations digitales reprochées. Mais le tribunal a tranché et a suivi l'avis de la représentante de la société. Laurent D. devra suivre des soins et a interdiction de contact avec la victime à sa sortie de détention. Son nom est désormais inscrit au fichier des auteurs d'infraction sexuelles. Il dort en prison.


