Portrait des quartiers les plus défavorisés de l’île

Cinq de ces quartiers se situent au Port (SATEC, SIDR, ZAC, ZUP et ZI-Rivière des Galets), trois à Saint-Benoît ( Bras Fusil, Beaufond et Saint Benoît Centre), trois à Saint-Denis (Sainte-Clotilde, Le Chaudron et Butor-Vauban-Camélias), deux à Saint-André (Saint-André Centre et Mille Roches-RdM les Hauts), deux à Saint-Louis (Le Gol-Les Makes et Saint-Louis Sud), deux à Saint-Pierre (Ravine Blanche-Pierrefonds et Basse Terre), l’un à Saint-Paul (Sans Souci) et l’un à Sainte-Suzanne (Sainte-Suzanne Centre).
Si pour certains de ces quartiers, à l'image de Beaufond à Saint-Benoît et Basse-Terre à Saint-Pierre, la situation stagne sur les 10 années sur lesquelles porte l'étude, 9 d’entre-eux n’étaient pas considérés comme étant très précaires en 2008.
La zone de Saint-Benoît centre fait partie des rares quartiers où la pauvreté a augmenté entre 2015 et 2019. Autre quartier qui se démarque tristement, celui de Mille Roches-Rivière du Mât les Hauts à Saint-André. En pleine mutation avec la construction de nombreux logements, principalement sociaux, il a rejoint la liste des quartiers en grande difficulté alors qu’il était classé parmi les quartiers plutôt favorisés en 2008.
Près de la moitié de la population vit sous le seuil national de pauvreté
Globalement ici, pas ou peu de progression concernant la situation socio-économique des plus de 163.000 habitants qui y résident. Elle stagne sur la décennie. La population vivant sous le seuil de bas revenus ne se réduit pas car l’accès à l’emploi y progresse peu et 48% de la population y vit sous le seuil national de pauvreté en 2019, soit avec moins de 1.100 euros pour une personne seule.
Dans ces zones répartis sur le pourtour de l’île sans passer par l’Ouest, le plus souvent dans les centres urbains, seuls 38% des habitants travaillent. Près d’un tiers des jeunes ne sont ni en emploi, ni en étude , et ce, malgré la proximité des Pôle emploi et des centres de formation.
10% des habitants originaires de la zone océan Indien
C’est aussi ici, dans les quartiers dits "en grande difficulté", que l’on trouve davantage de familles nombreuses et monoparentales, avec 46% des familles composées de parents isolés.
L’étude de l’INSEE révèle également que ce sont dans ces quartiers que se concentre la proportion la plus importante de population née dans la zone océan Indien, avec 10% des habitants qui sont originaires de Madagascar, des Comores, de Mayotte ou de Maurice en 2019, une part en augmentation.


