Féminicide à Bois Blanc : Le conjoint hospitalisé poursuivi pour meurtre

Il était 7h40, le dimanche 6 novembre 2022, lorsque le centre opérationnel de la gendarmerie est informé qu’un homme se trouve blessé grièvement à Sainte-Rose et que ce dernier prétend avoir tué son épouse.
Les militaires de la gendarmerie de Sainte-Rose se rendent sur les lieux et découvrent une femme décédée dans la chambre d'une habitation. Elle avait reçu plusieurs coups de couteau au niveau du cœur. Deux couteaux de cuisine sont découverts à proximité du corps. Le mis en cause, vivant avec la victime, s’est porté plusieurs coups de couteau au thorax. Il est transporté au centre hospitalier de Saint-Denis.
Une autopsie est réalisée par l'institut médico-légal de Saint-Denis le lendemain et révèle que sur les 5 plaies reçues, quatre étaient mortelles et compatibles avec l’utilisation d’un objet de type couteau.
Les premières investigations menées par la gendarmerie établissent que le couple vivait ensemble depuis six ans et connaissait un moment difficile. Une séparation étant envisagée.
La procureure de la République précise qu'il n'y avait aucun antécédent de violences au sein de ce couple. Le mis en cause était suivi en psychiatrie par le centre hospitalier de Saint-Pierre. Il y a effectué plusieurs séjours dont le dernier en octobre 2022 après un épisode dépressif.
L'homme a été placé en garde à vue médicalisée dès dimanche à 15 heures. La procédure a été prolongée le 7 novembre. Au cours de ses auditions, il a reconnu avoir porté les coups de couteau à sa compagne qui était allongée dans son lit. Il explique être sorti du domicile tout en se donnant plusieurs coups de couteau au niveau de la poitrine. Il s'est alors rendu chez des voisins pour que ces derniers appellent les secours. Il leur a alors confié avoir tué sa compagne. Les raisons de son acte ne sont pas clairement précisées. Un acte de jalousie et un état dépressif sont cités par la procureure de la République de Saint-Denis.
Les analyses d’alcool et de stupéfiants, tant sur la victime que sur l’auteur des faits, sont négatives. Le parquet de Saint-Denis saisit ce jour un magistrat instructeur du chef de meurtre par conjoint ou concubin et requiert le placement en détention provisoire du mis en cause.
Compte tenu de son état de santé, ces actes auront lieu par un déplacement judiciaire au centre hospitalier de Saint-Denis dans l’après-midi du 8 novembre, du vice procureur de la République en charge du dossier, du magistrat instructeur, du juge des libertés et de la détention et de leurs greffiers. En cas de mise en examen et de placement en détention provisoire, la détention s’effectuera sous garde médicalisée jusqu’à l’intégration possible en établissement pénitentiaire sur autorisation médicale.


