Affaire des emplois familiaux : Nassimah Dindar pas encore hors de cause

On se souvient que la sénatrice avait été poursuivie pour prise illégale d'intérêts, soupçonnée d'avoir favorisé deux embauches au SDIS, le Service départemental d'incendie et de secours, qu'elle dirigeait à l'époque. ll s'agissait d'une femme de ménage et d'un jardinier qu'elle connaissait personnellement par ailleurs. Des faits qui avaient été épinglés par la Chambre régionale des comptes en février 2018 : "Le Sdis a recruté irrégulièrement des contractuels de droit public pour lesquels le besoin n’était pas avéré en contournant les règles permettant l’information du conseil d’administration ou la publicité des vacances de postes".
Lors de l'audience devant le tribunal correctionnel de St-Denis, le parquet avait requis 5 mois de prison avec sursis et 2 ans d'inéligibilité à l'encontre de la prévenue.
Les arguments de la défense de madame Dindar avaient cependant fait mouche. Le duo formé par Me Normane Omarjee et Me Luc Brossollet avait insisté sur les dysfonctionnements au sein du SDIS à l'époque concernée, notamment au niveau des ressources humaines. Le manque de concordance entre les témoins et d’autres incohérences non négligeables tendant à prouver l’absence d’intention de la part de l’ancienne présidente avaient également été évoqués par le bâtonnier du sud et son homologue parisien.


