Réponse à Madame Ardon - SREPEN

Ou quand l’intégrisme de certaines organisations écologistes se positionnent face au développement de l’Île de la Réunion
J’ai écouté avec beaucoup d’intérêt votre interview par M. Pierrot DUPUY à propos des projets écologiques de votre société.
Retour en arrière années 80 :
Il existait alors, dans la forêt de l’Etang-Salé, un embryon de parc zoologique. Ce site était géré par l’ONF et il faut admettre l’entretien sommaire de ces infrastructures. L’ONF était prêt alors à confier ce site à une structure qui aurait développé et entretenu cette partie de la forêt domaniale (transfert de bail effectué).
C’est à cette époque qu’un groupe constitué par :
- Jean-Jacques PETTER sous-Directeur du Muséum d’Histoire Naturelle de Paris
- Thérésien CADET Professeur d’Université à la Réunion
- Roland ALBIGNAC Professeur d’Université – Primatologue – Directeur du Parc zoologique de Tsimbazaza à Tananarive
- René ARNOUX Directeur du Parc Zoologique de Trégomeur en Bretagne.
- Jean-Paul RISCH Luxembourg Secrétaire Général et chercheur universitaire
- Alain ROCHEFORT Licencié-es-Sciences-Certificat d’Ecologie
Ont élaboré le projet de création de l’IRICE (Institut de Recherche International pour la Conservation des Espèces) à l’Etang-Salé.
Ce projet avait reçu un avis intéressé de la part des Communes limitrophes, de l’ONF et de la Banque Crédit Agricole, où un compte y avait été ouvert avec les premiers fonds de donateurs.
Ce conservatoire biogénétique avait pour but de préserver le patrimoine génétique d’espèces animales régionales (Océan Indien) en danger d’extinction : Lémuriens, tortues Radiata de Madagascar, Canards des Mares de Maurice, Perruches à collier, Faucon, petits reptiles endémiques de la Réunion, de Chiroptères Roussettes recensés à la Réunion, le Cardinal, papillons divers etc… Le but était alors de conserver ce patrimoine génétique aux fins de réintroductions dans les biotopes d’origine.
Ce projet vous avait été présenté pour la SREPEN dont vous aviez alors la Direction avant les finalisations administratives.
C’est alors que votre groupe de défenseurs de l’environnement a balayé d’un revers de main ce projet quitte à se servir d’appuis politiques. Le projet IRICE a donc été abandonné, le Muséum estimant qu’il n’était plus possible d’œuvrer sérieusement dans ce climat conflictuel.
Raison évoquée par votre organisation : « ce n’est pas à des particuliers plus ou moins compétents de s’occuper d’écologie et de protection de la faune et la flore ». Voyez du peu !
Alors quand j’ai écouté votre interview, beaucoup de souvenirs sont remontés à la surface après 39 ans et je pense, après vous avoir entendu que ce blocage a été très dommageable pour notre île et sa notoriété en matière d’environnement.
Hélas la SREPEN n’avait pas vu l’intérêt futur de ce projet.
C’est comme pour les carrières. On peut faire barrer les routes, par les écologues, pour ne pas faire la NRL à cause des roches manquantes, et après affirmer que c’est de la faute du Président de Région si le projet n’a pas vu le jour dans les délais prévus.
Respectueusement.


