Pierrot Dupuy - Pourquoi je suis candidat à la Chambre de Commerce ?

Ça fait des années que je connais Myriam Boullay. Jusqu’à maintenant je n’avais pu apprécier que son caractère franc et direct, et sa fidélité en amitié. Ceux qui la connaissent vous évoqueront sans doute également ses éclats de rire communicatifs, ses jurons pleins d’humour.
Mais depuis que je fais campagne à ses côtés, j’ai découvert une véritable chef d’entreprise, une battante. En un mot, un bulldozer. Rien ne lui résiste et elle sait se donner les moyens de réussir.
Elle a une capacité d’analyse, mais surtout elle sait mettre en pratique le fruit de ses réflexions.
J’ai aussi découvert une femme -ce qui n’est pas anodin par les temps qui courent- qui sait s’entourer et travailler en équipe.
Plus je la regarde, et plus je pense que j’ai fait le bon choix pour La Réunion. C’est une femme comme elle qu’il nous faut à la tête de la CCIR.
Mais revenons sur les raisons de ma présence sur sa liste. La véritable amitié ne nécessite pas qu’on se voie tous les jours. Ça faisait quelques mois que je n’avais pas vu Myriam. Elle m’a recontacté à l’occasion d’un appel d’offres du Département et de la Région qui, selon elle, allaient mettre sur la paille nombre d’entreprises réunionnaises du secteur de l’informatique car fixant des seuils tellement élevés que la quasi-totalité des entreprises de La Réunion allaient s’en trouver exclues.
Myriam avait su fédérer autour d’elle la totalité de ses concurrents et surtout, j’avais apprécié qu’elle renonce à participer aux appels d’offres, alors qu’elle entrait dans les critères, par solidarité avec ses collègues.
Et là, soudain, j’ai une illumination : c’est une femme comme elle qu’il nous fallait à la tête de la CCIR, une institution gangrénée par le copinage et l'incompétence.
Je lui ai fait part de ma réflexion, ce à quoi elle m’a répondu : "Le problème, c’est que ceux qui te conseillent d’y aller sont les premiers à te dire qu’ils ne peuvent pas venir à tes côtés quand tu les sollicites pour être sur ta liste. Tu viendrais, toi ?".
J’étais pris au piège. Instinctivement, j’ai répondu "oui", sans vraiment prendre conscience de ce dans quoi je m’embarquais.
A quelques jours du début de la période où les chefs d’entreprise de La Réunion vont pouvoir voter électroniquement grâce au code qu’ils ont reçu par La Poste, je ne regrette rien.
J’ai plus que jamais la certitude qu’il est temps que les choses changent à la CCIR. Que cette institution vénérable doit retrouver la place qu’elle n’aurait jamais dû quitter : être au service de l’économie locale. Et je pense que le fait qu’une femme occupe sa présidence serait un signal fort supplémentaire.
Pour conclure, quand Myriam m’a demandé un slogan à mettre sous ma photo sur le prospectus électoral officiel, quelques mots se sont imposés à mon esprit : «"Servir et non se servir". Je pense que quelques-uns à la Chambre de Commerce comprendront le message…


