Pierrot Dupuy - Ericka Bareigts trahie par son propre camp à St-Denis ?

Le langage corporel ne ment pas.
Hier après-midi, lors de la conférence de presse annonçant la fusion des listes à Gauche aux Régionales, Ericka Bareigts est apparue très mal à l'aise. On aurait dit qu'elle subissait un véritable supplice.
A l'arrivée de Patrick Lebreton, elle a esquissé un sourire crispé qui tenait plus du rictus. On avait même pitié d’elle. Et elle a semblé vivre un véritable calvaire tout au long de la conférence de presse.
Son très mauvais résultat aux Régionales et sa première défaite électorale étaient-ils les seules raisons de sa colère rentrée?
Une discussion hier soir avec un expert en politique m'a donné une autre piste intéressante.
Selon lui, Ericka Bareigts avait été trahie par des membres de son plus proche entourage, ce qui expliquerait son désarroi. Certes, des rumeurs de dissensions au sein de son équipe couraient les milieux politiques depuis un certain temps déjà mais difficile d'y accorder du crédit. Il y a tellement de faux bruits, de fakes, de ladi lafé qui foisonnent pendant une campagne électorale...
Mais notre interlocuteur cette fois s'appuie sur des chiffres et des faits incontestables. Et les chiffres, comme les expressions corporelles, ne mentent pas.
Examinons dans un premier temps les résultats des candidats soutenus par Ericka Bareigts aux cantonales à Saint-Denis :
- canton 9 : Gérard Françoise et Monique Orphée 54,56%
- canton 10 : Nassimah Dindar et Jean-François Hoareau 46,21%
- canton 11 : Brigitte Adame et David Belda 54,09%
- canton 12 : Audrey Belim et Virgile Kichenin 38,63%
On le voit, à part Belim et Kichenin, les scores oscillent entre 46 et 54%.
Comment dans ces conditions expliquer que la candidate Ericka Bareigts, la maire, n'ait fait que 33,10% dans sa propre commune et qu'elle soit la seule maire candidate de l'ile à n'avoir pas réussi à l'emporter dans sa ville ?
Elle a fait un moins bon score que le binôme Bellim/Kichenin, le plus mauvais des duos aux cantonales à Saint-Denis...
Selon notre fin connaisseur de la vie politique à La Réunion, il ne peut y avoir qu'une explication : elle a été trahie au plus niveau de son équipe de campagne.
Quand on sait que c'est Gilbert Annette en personne, le beau-père de la candidate, qui était aux manettes de la campagne, que le directeur de campagne était Didier Annette, son demi-frère, et le directeur financier Christophe Annette, son autre demi-frère, il n'est pas possible d'envisager que la trahison vienne de là. Mais de qui alors? Il doit bien y avoir une explication.
Si vous en avez une, nous sommes preneurs. Faites-nous part de vos avis dans les commentaires...
PS : Comme nous l'avions parié, si certains ténors comme le maire de Saint-Benoit sont passés à la trappe à l'occasion de la fusion des listes d'Huguette Bello, d'Ericka Bareigts et de Patrick Lebreton, la maire de Saint-Denis a su faire ce qu'il fallait pour que son "tonton" Christian Annette figure en place éligible sur la liste. La famille, toujours la famille...


