Vidéo - Le parquet général alourdit la sanction requise contre Philippe Ghanty

La jeune fille est une de ses anciennes élèves. Tous deux auraient vécu une histoire d’amour alors qu’elle était mineure au moments des faits présumés.
Ce jeudi matin, Philippe Ghanty s’est avancé à la barre de la cour d'appel de Saint-Denis, vêtu d’un jean et d’un tee-shirt. Il a immédiatement indiqué qu’il contestait tous les faits qui lui étaient reprochés, raison pour laquelle il a fait appel. Interrompu par le président, il est retourné s’asseoir sur le banc des prévenus en attendant d’avoir la parole.
Comme en première instance, l’avocat de la famille Boyer, Me Rémi Boniface, a demandé le huis clos. Et ce malgré l’absence de la jeune fille concernée, qui ne livrera donc pas sa version des faits. Pour la défense, Me Robert Ferdinand a indiqué qu’il souhaitait soulever une exception de nullité et s’est opposé au huis clos. En vain : les portes de la chambre correctionnelle de la cour d’appel se sont refermées.
L’exception de nullité concerne un certificat de virginité qui n’aurait pas été joint au dossier et qui apporterait la preuve qu’il n’y a pas eu de relations intimes entre le professeur et son élève quand elle avait moins de 15 ans. Philippe Ghanty a d’ores et déjà annoncé qu’il porterait plainte contre Eric Tuffery pour dissimulation de preuve si la cour ne tenait pas compte de cette pièce.
Pour rappel, le Saint-Andréen avait été condamné à six mois de prison avec sursis en première instance pour atteinte sexuelle sur mineure de 15 ans par personne ayant autorité, et relaxé pour les mêmes faits sur mineure de plus de 15 ans. Le tribunal avait considéré qu’à ce moment là, il n’y avait plus de lien d’autorité entre le prof et la jeune fille.
Le tribunal avait ordonné l’inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles et interdit tout lien, même bénévole, entre Philippe Ghanty et des mineurs.
Après plus de deux heures, les réquisitions du parquet général sont tombées : 8 mois de prison avec sursis probatoire et les mêmes interdictions, ainsi que la constatation de l’inscription au Fijais. A l’issue des plaidoiries, le tribunal a mis sa décision en délibéré au 23 septembre prochain.


