Revenir à la rubrique : Blog de Pierrot

Pierrot Dupuy - Lobby antillais, chasse aux blancs et combines de Françoise Vergès au Comité de la Mémoire sur l'esclavage

Nous poursuivons aujourd'hui notre série sur les tribulations des membres du Comité de la Mémoire sur l'esclavage. Dans un jeu de chaises musicales pour le moins extraordinaire où des ministres tirent les ficelles, vous découvrirez comment le lobby guadeloupéen joue à plein au sein de cette instance.
Ecrit par zinfos974 – le lundi 10 mai 2021 à 14H09

Le Comité National pour la mémoire de l’esclavage a été mis en place en 2004 pour une durée de 5 ans et a été présidé par Maryse Condé de Guadeloupe. Il comportait 12 membres dont 4 Antillais et 2 Réunionnais.
 
La règle fixée à l’époque était que chaque DOM avait deux représentants qui étaient Françoise Vergès et Gilles Gauvin pour La Réunion. Françoise Vergès en devient présidente en 2008 suite aux problèmes de santé de Maryse Condé.
 
En 2009, le Comité est renouvelé avec toujours 12 membres dont 4 Antillais et 2 Réunionnais conformément à la règle et Françoise Vergès est reconfirmée à la présidence. Son mandat court jusqu’en 2012 mais sera prorogé d’un an jusqu’en mai 2013.
 
Yves Jego qui avait installé le Comité, quitte le ministère de l’Outre-mer et est remplacé par la guadeloupéenne Marie-Luce Penchard à l’été 2009.
 
Mais en mai 2012, le ministre change et c’est Victorin Lurel de Guadeloupe qui devient ministre. La purge va alors commencer :
 
     - En mai 2013, il ne renouvelle pas Françoise Vergès à la présidence du Comité et nomme la Martiniquaise Myriam Cottias, laquelle avait bénéficié du lobbying antillais qui avait opportunément rappelé en coulisses l’histoire des ancêtres esclavagistes de Françoise Vergès que Robert Chaudenson avait dénichée…
 
     - Mais Françoise Vergès est soutenue par Jean-Marc Ayrault alors 1er ministre. Un bras de fer est engagé entre Lurel qui veut une antillaise à la présidence et Ayrault qui veut conserver Françoise Vergès. Au final, après de vives tensions avec Matignon, Lurel finit par l’emporter et Françoise Vergès est évincée.
 
     - Au mépris de la règle tacite originelle qui voulait une représentation équilibrée des membres du Comité, celui-ci est porté à 15 membres dont 8 Antillais dont 6 Guadeloupéens !!! Exit la Guyane et La Réunion qui n’ont plus de représentants.
 
     - Parmi les Guadeloupéens nommés au Comité, on compte des figurants nommés sans aucune compétence mais juste en raison de copinages au PS.
 
     - L’addition des Guadeloupéens aurait dû être encore plus élevée si le secrétaire général du Comité n’était pas intervenu pour faire conserver quelques profils métropolitains. Cela lui vaudra sa tête quelques temps plus tard.
 
     - Le secrétaire est donc viré par Victorin Lurel en octobre 2013. Ou plus exactement, son contrat n’est pas renouvelé. Le ministre des DOM nomme à sa place Angèle Louviers, une avocate d'origine antillaise et animatrice des soutiens ultramarins au candidat François Hollande qu'il faut récompenser et qui le fait savoir dans tout Paris !!!
 

Lien : [http://www.fxgpariscaraibe.com/2015/10/angele-louviers-remplacee-par-un-prefet-au-cnmhe.html]url:http://www.fxgpariscaraibe.com/2015/10/angele-louviers-remplacee-par-un-prefet-au-cnmhe.html

 
En avril 2014, Victorin Lurel cède sa place à George Paul-Langevin, Guadeloupéenne comme lui. Trois ministres des Outre-mer guadeloupéens à la suite. Le ministère est surnommé le Ministère de la Guadeloupe.
 
La purge amorcée sous Lurel continue sous Pau-Langevin :
 
- L’ancien secrétaire général fait alors condamner le Comité pour détournement de pouvoir mais une parade est trouvée pour passer outre l’obligation de le réintégrer !
 
La ministre Pau-Langevin ira même jusqu’à écrire pour défendre son choix pour sa copine militante PS guadeloupéenne que "Mme Louviers est originaire d’outre-mer, contrairement à M. Lazorthes".
 
On n’est pas loin du racisme anti-blancs ! Pour parler de l’esclavage, il faut être noir ! Si on suit cette logique, seuls les Juifs peuvent parler de la Shoa…

Lien : [http://www.fxgpariscaraibe.com/2017/03/detournement-de-pouvoir-au-cnmhe.html]url:http://www.fxgpariscaraibe.com/2017/03/detournement-de-pouvoir-au-cnmhe.html

 
- En août 2016, George Pau-Langevin ne renouvelle pas Myriam Cottias à la tête du Comité, celle-ci étant remerciée par un laconique SMS ! Il est vrai qu’elle avait fini par se mettre Victorin Lurel à dos et que le lobby guadeloupéen qui avait eu les têtes de Vergès, de Lazorthes… ne voulait pas d’une béké martiniquaise. Encore une fois, il faut être noir pour pouvoir parler de l’esclavage.
 
Françoise Vergès tenait ainsi sa vengeance ! Celle qui avait eu sa tête trois ans avant perdait la sienne aussi. Frédéric Régent prenait la place de Myriam Cottias au Comité.
 
Virée en 2013, Françoise Vergès n’était pas restée inactive. Son mentor Jean-Marc Ayrault, qui n’avait pu la faire reconduire au Comité, l’avait engagée comme chargée de mission à la direction du patrimoine et de l’archéologie pour le Mémorial de l’Abolition de l’Esclavage à Nantes dont il était maire et qui fut inauguré en mars 2012.
 
Il fallait bien lui retrouver une mission puisque sa fonction grassement rémunérée de 14.000 euros/mois au MCUR s’étant arrêtée en 2010.
 
Malgré son titre ronflant de professeur au Center for Cultural Studies de Londres, elle n’enseignait plus depuis 2000 et cherchait de vraies occupations, même si a priori, elle n'avait pas vraiment besoin de ça pour vivre.
 
Entre temps, la fille de Paul Vergès avait intrigué en coulisses pour devenir ministre des Outre-mer, mobilisant ses relations et notamment son père. Mais le temps où Paul prenait le revolver pour libérer la place étant révolu, au final elle ne put avoir le poste qui revint à une des fidèles encartées socialistes, proche de Victorin Lurel, la Guadeloupéenne George Pau-Langevin...
 
Françoise Vergès restera dans l’ombre mais fut toujours liée à Jean-Marc Ayrault. La rumeur veut qu’avant de disparaître, Paul a demandé à son ami Jean-Marc de veiller sur sa fille… Françoise rebondit donc quand fut annoncée la fin du Comité et la création du Groupement d’Intérêt Public chargé de la préparation de la future Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage et présidée par…. Jean-Marc Ayrault en juin 2017.
 
Le conseil d’administration de ce GIP était composé de 24 membres dont 10 pour le gouvernement et de personnes qualifiées désignées par Jean-Marc Ayrault dont à nouveau 6 antillais. Françoise Vergès, seule réunionnaise du CA (contre 6 antillais toujours). Un conseil d’orientation fut installé avec 24 membres, dont rebelote Françoise Vergès et Bruno Maillard (comptabilisé comme "Réunionnais"), pour 10 antillais, 6 africains et 6 métropolitains.
 
Françoise Vergès reprit alors de l’influence au sein de ce GIP, soufflant directement à l’oreille de son mentor Jean-Marc Ayrault. Elle a pu ainsi peser sur les objectifs et les orientations de la Fondation où elle reste influente et siège au conseil scientifique.
 
Ce Comité pour la Mémoire et l’Histoire de l’Esclavage installé au Ministère des Colonies (pardon des Outre-mer), vite surnommé le Ministère de la Guadeloupe, a depuis sa création fait l’objet de manœuvres, intrigues, règlements de comptes et coups tordus.
 
La Réunion n’y a jamais fait que de la figuration (*) et en a été vite évincée.
 
Le lobby antillais cache en fait un véritable lobby guadeloupéen qui entend avoir la main sur tout, n’hésitant pas à virer les Blancs quitte à enfreindre la loi, pour placer ensuite ses copains/copines, quitte à se passer de profils compétents.
 
D’où les haines viscérales qui perdurent entre tous ces crabes et qui continuent à régler leurs comptes aujourd’hui jusqu’à La Réunion.
 
Si l’on connaît la composition de la Fondation verrouillée par le lobby antillais et le lien Ayrault-Vergès, on comprend donc tout ce qui se trame.
 
 
* : Ont représenté La Réunion au sein du Comité : Jean-Claude Judith de Salins, certes Réunionnais d’origine mais qui a fait toute sa carrière à l’Unesco et rarement actif à La Réunion. On y a aussi rattaché François Durpaire, dont la mère est certes Réunionnaise mais qui n’a jamais eu de lien avec La Réunion, son engagement étant essentiellement axé sur l’histoire des Etats-Unis. Gilles Gauvin y a été 4 ans.
En 2016 Bruno Maillard y fit son entrée, et suite à l’arrivée d’Erika Bareigts au ministère, celle-ci y fera entrer en 2017 deux nouveaux Réunionnais : Sonia Chane-Kune et Raoul Lucas.

 

NOS PRECEDENTS ARTICLES :

14 décembre 2020 : [Quand un lobby antillais essaie de mettre la main sur l'université de La Réunion... avec la complicité de Françoise Vergès]urlblank:https://www.zinfos974.com/Quand-un-lobby-antillais-essaie-de-mettre-la-main-sur-l-universite-de-La-Reunion-avec-la-complicite-de-Francoise-Verges_a163991.html

26 décembre 2020 : [Quel intérêt pour les Réunionnais à laisser les Antillais mettre la main sur notre Histoire ?]urlblank:https://www.zinfos974.com/Pierrot-Dupuy-Quel-interet-pour-les-Reunionnais-a-laisser-les-Antillais-mettre-la-main-sur-notre-Histoire_a164429.html

4 février 2021 : [La Fondation pour la Mémoire de l'Esclavage, une officine du PS en vue des élections présidentielles]urlblank:https://www.zinfos974.com/Pierrot-Dupuy-Quel-interet-pour-les-Reunionnais-a-laisser-les-Antillais-mettre-la-main-sur-notre-Histoire_a164429.html

9 février 2021 : [La Fondation pour la mémoire de l'esclavage, un repaire d'indigénistes, de décoloniaux et de militants racialistes]urlblank:https://www.zinfos974.com/Pierrot-Dupuy-La-Fondation-pour-la-memoire-de-l-esclavage-un-repaire-d-indigenistes-de-decoloniaux-et-de-militants_a166086.html

10 mai 2021 : [La Réunion et l'océan Indien marginalisés au sein de la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage]urlblank:https://www.zinfos974.com/Pierrot-Dupuy-La-Reunion-et-l-ocean-Indien-marginalises-au-sein-de-la-Fondation-pour-la-Memoire-de-l-Esclavage_a165072.html

 

Etiquettes :

Dans la même rubrique

0💬
Tri :