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L’agression d’une collégienne fait réagir sur les réseaux sociaux

Une élève du collège Fayard à Saint-André a été agressée hier à proximité de l’établissement. On y voit une autre jeune file la prendre à partie, encouragée par les autres élèves. La pauvre victime sera ensuite bousculée par plusieurs camarades de son agresseuse. La vidéo a circulé sur les réseaux sociaux où elle génère une vive polémique. Une situation qui oblige la direction à réagir.
Ecrit par zinfos974 – le mercredi 3 février 2021 à 11H04

C’est le branle-bas de combat dans les bureaux du collège Fayard depuis ce matin. La direction de l’établissement a découvert, comme de nombreux Réunionnais, une vidéo de l’agression d’une élève par une autre, le tout sous les encouragements d’autres "camarades" se réjouissant de ce triste spectacle. Certains vont ensuite bousculer la victime, quand d’autres s’amusent à filmer la scène.

"Depuis ce matin, le collège est mobilisé. On prend la lumière de ce qu’il s’est passé. Ce n’est pas acceptable. Les réseaux sociaux donnent une dimension supplémentaire qui n’est pas la bienvenue" souligne le principal du collège qui assure que des mesures seront prises, même si les faits se sont déroulés à quelques centaines de mètres de l’enceinte de l’établissement.

"Ça dépasse le simple incident"

Si ce genre de scène est malheureusement trop fréquente, les réseaux sociaux ont donné une caisse de résonance à cette agression dont se serait bien passée la direction. "Ça dépasse le simple incident. Cela crée beaucoup d’interférences avec l’extérieur. On prend cette histoire au sérieux" indique le chef d’établissement. Il craint que des phénomènes perturbateurs extérieurs au collège n'interviennent suite à cette vidéo. 

Une situation regrettable pour la direction qui rappelle que "le climat est très serein à l’intérieur de l’établissement". En plus des sanctions, la prévention va de nouveau être mise en oeuvre, notamment concernant les réseaux sociaux.

Les caméramans légalement aussi responsables que les agresseurs

Les élèves qui ont capté la scène en vidéo sont également pénalement responsables en tant que complices de l’agression. Une loi de mars 2007 reprise dans le Code pénal (art. 222-33-3), dit que : "est constitutif d’un acte de complicité des atteintes volontaires à l’intégrité de la personne (…) le fait d’enregistrer sciemment, par quelque moyen que ce soit, sur tout support que ce soit, des images relatives à la commission de ces infractions". 

Une loi pour contrer le phénomène d’"happy slapping" (joyeuse baffe), qui consiste à filmer des scènes violentes pour ensuite les diffuser. Les législateurs en ont fait un délit autonome. Le caméraman risque la même peine que l’agresseur, à laquelle s’ajoutent 5 ans de prison et 75 000€ d’amende pour avoir diffusé les images. 

 

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