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Vente de chien qui tourne mal: L’accusé condamné à 15 ans de prison

La Cour d’assises de La Réunion a condamné ce mardi 29 septembre Ben Moussa Maoulida à 15 ans de prison, sans que la préméditation ne soit retenue.
Ecrit par zinfos974 – le mardi 29 septembre 2020 à 13H55

Un jeune homme de 26 ans était jugé pour tentative d’assassinat devant les Assises depuis ce lundi 28 septembre. L’accusé devait répondre de faits remontants à 2017 à Cité Fayard, un quartier de Saint-André. 

Il avait tiré à l'aide d'une carabine sur une connaissance à lui, dans une sombre histoire de chien vendu alors qu’il avait été volé à ses propriétaires.

Après deux jours de procès, la Cour d’assises a reconnu Ben Moussa Maoulida coupable des faits reprochés en le condamnant à 15 années de prison. C'est une année de moins que les réquisitions prononcées par l'avocat général quelques heures plus tôt.

Son casier judiciaire n’a pas plaidé en sa faveur puisqu’il compte plusieurs mentions pour vols et violences. Au moment des faits, il était d’ailleurs en sursis. 

Pire, alors qu’il est maintenu en détention provisoire depuis 2017 pour cette tentative d’assassinat, l’accusé a aussi fait parler de lui en prison. Il a à son compteur pas moins de 16 incidents dans le milieu carcéral.

Malgré son passé chargé, l’accusé s'est excusé à la barre et a de nouveau assuré qu'il s'agissait d'un accident. Une version qu’il maintient depuis les 3 ans qu'il est en détention provisoire.

La défense assurée par Me Morgan Pouly parle d’un homme très fragile psychologiquement et qui devrait être condamné pour blessures involontaires au lieu de tentative d’assassinat.

Selon l'avocat général, qui le qualifie de quelqu'un de lâche, il n’a fait que fuir ses responsabilités. Selon lui, il n’a d’ailleurs pas mis à profit ses trois ans de détention pour réfléchir à son comportement. L’avocat général rappelle également la scène de l’agression, a priori préméditée puisqu’il était caché dans un champ de canne avec un fusil.

De son côté, l’avocat de la victime, Me Jean Christophe Molière, a rappelé que c’est pour la modique somme de 50 euros que l'accusé a ôté tout espoir d'une vie normale à son client. L'empêchant de manger, parler et respirer normalement.

 

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