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Assises : La réclusion criminelle à perpétuité requise à l'encontre des trois cambrioleurs

Le procès pour le meurtre d'André Camalon touche à sa fin ce vendredi après trois jours de débats animés. Après l'intervention de la partie civile au profit de la veuve de la victime et de ses deux enfants, l'avocate générale a pris la parole pour ses réquisitions.
Ecrit par zinfos974 – le vendredi 25 septembre 2020 à 12H05

Ces faits sordides se sont produits dans la nuit du vendredi 14 au samedi 15 avril 2017.  Des hommes ont pénétré dans le domicile d’un couple de septuagénaires à Sainte-Anne, dans le quartier du Petit Saint-Pierre. Les agresseurs ont ligoté le couple d'agriculteurs et les ont sauvagement frappés afin qu'ils leur donnent leur argent.

André Camalon, 76 ans, a été tué sous les yeux de sa femme Yvette. Une fois les malfrats partis, c'est Yvette Camalon, également frappée et séquestrée, qui a malgré tout pu donner l'alerte. L'autopsie pratiquée démontre que Maxime André Camalon serait mort par suffocation, d'une lente agonie. Cette famille d'agriculteurs est très connue à Sainte-Anne en tant que cultivateurs de letchis.

Faisant suite aux deux jours de débats animés, l'avocate générale, Bérangère Prud'hommes, a entamé ses réquisitions. Rappelons avant toute chose, que les accusés, Jean René Moulouma, 46 ans, George Loto, 48 ans, Sylvain Valentin, 39 ans risquent la réclusion criminelle à perpétuité. Eloïse M., 33 ans, soeur de Sylvain Valentin, risque beaucoup moins puisqu'elle comparaît pour recel de biens volés. Tout au long des débats, il est apparu que Jean René Moulouma était le meneur de l'expédition et le donneur d'ordre. Malgré cela, il ne reconnaît en aucun cas son implication et crie au complot depuis le début du procès. Ce mercredi après-midi, la présidente avait même dû interrompre les débats suite à ses crises d'énervement. Il avait perdu son sang-froid à deux reprises. 

"Il y a des faits qui sont certains. Des hommes sont entrés de manière déterminée pour ligoter, agresser et voler puis ils sont partisans se soucier des conséquences de leurs actes, a-t-elle l'avocate générale. Le nom de Jean René Moulouma n'est pas arrivé par hasard. Les investigations ont permis de confirmer et d'aboutir à Jean René Moulouma. Il y avait bien un troisième homme". Elle poursuit: "Madame Camalon a indiqué dès le début qu'elle avait reconnu sa voix et la corpulence d'un de ses voisins. Jean René était bien présent; on a trouvé un couteau avec son ADN dans la chambre". D'autant plus, "le déroulé des scènes décrit par Georges Loto et Sylvain Valentin correspond à la version donnée par madame Camalon". 

Concernant les deux autres accusés, elle rappelle "les violences extrêmement violentes et répétées" et que "pendant cette durée, ils n'ont rien fait pour arrêter ça. Ils n'ont même pas arrêté ça". "Ils n'ont même pas appelé les pompiers". 

L'avocate générale a finalement requis une peine exemplaire pour ces faits "d'une gravité extrême qui ont massacré une famille et tué un homme": réclusion criminelle à perpétuité pour les trois hommes, et 5 ans de prison avec sursis pour la soeur.

 

"Proposer une peine identique pour chacun c’est nier le principe même de notre justice qui dit qu’il faut, en fonction de la responsabilité de chacun […], adapter la peine." a notamment réagi Me Julian Barraco, avocat de George Loto.
 
Pour l’avocat de la partie civile, Me Djalil Gangate, "L’avocate générale a demandé ce qu’elle pense devoir demander compte tenu de la gravité et des faits et des conséquences, et le passé judiciaire des trois accusés."

 

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