Lâché par les ténors de la droite, Alain Bénard dévoile : "Je me suis présenté à leur demande"

Lâché par les ténors de la droite, Alain Bénard a donné une conférence de presse ce lundi pour évoquer sa candidature à la législative partielle de la deuxième circonscription. Alors que Didier Robert, Cyrille Melchior et Michel Fontaine ont apporté leur soutien à Audrey Fontaine (ce après la démission de Joseph Sinimalé de tous ses mandats, officiellement pour protester contre la désunion de la droite), selon l’ancien maire, en coulisse, la tendance était tout autre.
"C’est à leur demande que je suis candidat. Il y a eu plusieurs réunions avec les uns et les autres. Il se trouve qu’en chemin ils changent d’opinion, ce qui est leur droit", affirme-t-il. Un revirement que l’ancien édile confie avoir tout de même"du mal à comprendre". Et qui intervient "après le dépôt des candidatures", fait-il remarquer, évoquant des pressions qui auraient pesé sur cette décision.
"À l’époque, notre candidat c'était Karl Bellon, mais il ne pouvait plus être candidat. Il a fallu dans une espèce d’urgence en trouver un autre. Quand une élection est précipitée comme ça, on cherche quelqu’un qui a un peu de notoriété", commente Alain Bénard.
Loin d'avouer ressentir de l'amertume, il veut plutôt montrer du soulagement. "Ce que j’ai fait à la mairie de Saint-Paul ne correspond pas à ce que fait la droite, je n’ai jamais été à l’aise avec ces gens là", exprime celui qui a pourtant fusionné sa liste avec celle de Joseph Sinimalé lors des dernières municipales, et a par le passé porté les couleurs du RPR et de l'UMP.
"Une parodie d'élection"
Au-delà des déconvenues, c’est aussi le contexte sanitaire dans lequel se déroule cette législative partielle qu’Alain Bénard pointe du doigt. "C’est une parodie d’élection", tacle-t-il, demandant au préfet de la reporter. "L’abstention atteindra un taux record. Je demande au candidat élu avec moins de 50% des inscrits de démissionner".
Pour ce qui est du programme, pour cette élection comme lors de la précédente, Alain Bénard prône la "décentralisation" et la mise en place "de nouveaux outils de participation". "Après l'épisode des gilets jaunes, la jeunesse actuelle a un esprit critique et un avis sur tout", note sa remplaçante Lucie Paula-Bawedin, ancienne présidente de la Ligue réunionnaise de Volley, pour qui "l'idée est de faire participer au maximum les citoyens".
"Le but n’est pas de gagner", concède celui qui a essuyé un camouflet face à Huguette Bello en juin dernier, et déclare être candidat "pour faire avancer la cause de la démocratie". Rappelons que [14 candidats sont en lice]urlblank:https://www.zinfos974.com/Legislative-partielle-Decouvrez-les-14-candidats-a-la-deputation_a159329.html?com , parmi lesquels figurent Karine Lebon pour le PLR, Audrey Fontaine pour la Droite et le Centre ou encore Jean-François Nativel (ancien colistier d’Alain Bénard au second tour des municipales). Au-delà de la course à la députation, Alain Bénard annonce que son mouvement se constituera en parti et sera présent aux prochaines échéances, régionales comme départementales.


