Injures raciales à l'encontre des Réunionnais : Le procès de Brigitte Bardot renvoyé

Des "autochtones qui ont gardé leurs gènes de sauvages", voici comment Brigitte Bardot qualifiait les Réunionnais dans une lettre ouverte adressée au préfet de la Réunion, en mars 2019. Sous couvert de défendre la cause animale, la fondatrice de l'association de protection animale portant son nom a multiplié les propos racistes : "barbarie que les Réunionnais exercent sur les animaux", "réminiscences de cannibalisme des siècles passés", "honte de cette île, de la sauvagerie qui y règne encore", "population dégénérée", "traditions barbares qui sont leurs souches", "île démoniaque"…
Suite à ces déclarations choc et à la demande de la ministre des Outre-mer, le préfet de La Réunion avait saisi le procureur de La République. Ce dernier avait dès lors ouvert une information judiciaire pour "injures raciales" à l’encontre de Brigitte Bardot.
La citation à comparaître n'a pas été transmise dans les temps
Dans une ordonnance rendue le 30 avril dernier, le juge d'instruction saisi par le parquet de Saint-Denis avait décidé du renvoi de la présidente de la fondation Bardot devant le tribunal correctionnel. Il avait retenu à l’appui de cette décision "des expressions outrageantes, des termes de mépris ou des invectives" tenues à l’encontre des Réunionnais.
Brigitte Bardot, ou du moins ses avocats, devaient s’expliquer devant les juges ce jeudi 3 septembre. Finalement, l’audience est renvoyée au 4 février 2021. Et ce au motif que la citation à comparaître, qui devait être délivrée par le parquet de Paris à Brigitte Bardot et à son responsable de communication Bruno Jacquelin - lui aussi poursuivi - à la demande du ministère public de Saint-Denis, n'a pas été transmise dans les temps.
Pour ces faits, Brigitte Bardot risque un an de prison et 45 000 euros d’amende.


