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Après avoir pris perpétuité, Alain Payet jugé en appel aux assises

Le 4 juin 2018, à la cour d'assises de Saint-Denis, Alain Payet est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre de sa compagne. Ancien policier du Port, il comparait en appel ce mercredi pour la troisième fois devant une cour d'assises. Il avait déjà été condamné en 1996 pour le viol des deux filles de sa femme, âgées de 8 et 11 ans.
Ecrit par zinfos974 – le mercredi 27 mai 2020 à 08H35

C'est un fait rarissime de se retrouver pour la troisième fois devant la cour d’assises. Mais Alain Payet y est parvenu. La première fois pour viol sur mineure, la deuxième fois pour avoir tué sa femme, Jocelyne Bègue, 56 ans. Ayant fait appel de la décision de sa condamnation à perpétuité, il s'offre un troisième passage devant la cour d'assises. Et encore plus inattendu : C’est un ancien policier du Port.
 
[Durant toute l'audience de 2018, Alain Payet avait gardé le silence]urlblank:https://www.zinfos974.com/L-ancien-policier-qui-a-tue-sa-femme-Elle-est-morte-independamment-de-ma-volonte_a128369.html , comme il l'a toujours fait. Mais ce "comique qui aime se faire remarquer", comme le qualifierait sa nièce, a parfois du mal à résister. Les policiers, l’enquêteur, le médecin légiste et certains témoins ont été entendus. Ils dressent le portrait d’un homme pervers qui fait des avances à la sœur de sa femme, à ses nièces, mais qui est jaloux également.

Depuis sa sortie de prison (il avait écopé de 15 ans pour viol), il était très discret. Mais lorsque Jocelyne Bègue découvre le comportement de son mari, la relation se détériore. De son côté, il trouve des messages échangés avec un autre homme sur Facebook. Le 26 février 2016, il passe à l'acte et tue Jocelyne Bègue. Il la poignarde à 2 reprises dans le coeur. 

Le 4 juin 2018, ces dernières paroles avant le délibéré étaient : "Je suis désagréablement surpris des propos contre moi". Il poursuit : "Jocelyne était serviable, gentille, je suis meurtri à jamais. Elle est morte indépendamment de ma volonté. Je ne suis pas un criminel".

Condamné en première instance à la réclusion criminelle à perpétuité, nul doute que la cour d'assises a hâte d'entendre les nouveaux éléments que va apporter le mis en cause, s’il décide de parler. Le délibéré de ce nouveau procès pour meurtre est attendu demain jeudi 28 mai dans la journée. 

 

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