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18 condamnations et en récidive, il écope de 3 ans de prison pour violences conjugales

Jean-Yanis., 42 ans, était présenté au tribunal ce mercredi en comparution immédiate pour des faits de violences sur sa concubine datant du 9 février dernier. Il lui est également reproché de nombreux faits de violences compris entre le 1er janvier 2018 et le 9 février 2020. Notamment des violences sur son fils de 14 ans, une tentative de dégradation par incendie, de faire usage de zamal et enfin une tentative d’évasion et de rébellion.
Ecrit par zinfos974 – le mercredi 13 mai 2020 à 17H52

Le 9 février dernier, alors qu’il revient chez lui alcoolisé d’un anniversaire, une dispute éclate avec sa compagne. Très énervé, le prévenu envoie une télécommande sur sa compagne. Par peur, elle appelle les gendarmes qui ne parviennent pas à le trouver. Ce n’est que partie remise !

Deux jours plus tard, il informe sa compagne par message qu’il veut se suicider au pont de la rivière de l’Est. Les gendarmes sont prévenus par un membre de la famille, interviennent et le placent en garde à vue. Il sera ensuite placé en détention provisoire. "Il y a des choses qu’elle a dit qui ne sont pas vraies", explique-t-il en début d’audience, faisant référence aux violences. À écouter ses explications, chaque fait reproché, s’il n’est pas minimisé, est faux. Pour autant, le président lui répond systématiquement par la lecture des témoignages d’amies de sa femme, mais surtout celui de son fils : "Ils se crient dessus souvent. Ma mère lui dit qu’il n’a pas le droit de la frapper. Je l’ai déjà vu la pousser à terre, il avait bu.

"Une fois, en voiture, il lui a mis une gifle, elle a beaucoup saigné"

"Une fois, en voiture, il lui a mis une gifle, elle a beaucoup saigné. J’entendais mon père l’insulter. Un soir où ils se disputaient, j’entendais le bruit des gifles sur ma mère. J’ai reçu des coups de poing, de balai, et des claques jusqu’en 6 ème - il est en 5 ème ndlr- Je l’ai déjà entendu donner des claques à ma soeur"; déclare l’enfant de 14 ans lors de son audition par les gendarmes. Apeuré, il a depuis quitté le foyer pour aller vivre chez sa grand-mère. Jean-Yanis Y. assume avoir levé la main sur son fils : "je lui ai mis quelques claques sur les fesses, mais jamais de coups de poing ni de coups de balai. Il a des mauvaises fréquentations quand il sort dans le chemin".

Les faits du 20 décembre 2019 sont assez marquants : Des amies et le frère de madame sont présents au domicile. Il revient chez eux avec son frère et sa belle soeur qui ne s’entend pas avec sa compagne. Une dispute éclate. Si les amies préfèrent quitter les lieux, le beau-frère de Jean-Yanis Y. reste pour s’assurer qu’il ne va rien arriver à sa soeur. L'homme poursuit sa crise de violence en mettant des coups de pied sur un jerricane d’essence et le séchoir présents dans la véranda. L’essence est projetée un peu partout, mais également sur son beau frère. Ne faisant pas les choses à moitié, il allume des petites boulettes de papier qu’il jette sur le frère de sa femme. Fort heureusement, le feu ne prend pas. Pour finir, il assène des gifles à son beau-frère avant de le menacer de mort avec un couteau.

 Le palmarès du prévenu se fend de 18 condamnations, dont les 2/3 à signifier 

"J’étais énervé ce jour-là. J’ai juste donné un coup de pied dans le séchoir et sur le jerricane sous la véranda. De l’essence a volé partout, mais c’est vrai que je lui ai donné 2 ou 3 gifles", admet-il, niant la tentative d’incendie et les menaces. Fort bien connu de la justice, le palmarès du prévenu se fend de 18 condamnations, dont les 2/3 à signifier - Il ne s’est pas présenté aux convocations de la justice - quasiment toutes pour des violences. "J’étais un gamin battu, ça m’a rendu instable",  justifie Jean-Yanis Y.

Un peu léger pour la procureure qui poursuit : "Ce sont de nombreux faits de violences. Il donne beaucoup d’explications, mais jamais sur les actes de violence ou en les minimisant. Selon lui, il a besoin de les maîtriser, car ils sont en crise ! Elle a subi de nombreuses violences qui sont confirmées par ses enfants et ses amies. Pour lui, elle a tout inventé depuis longtemps pour en arriver là ! C’est une personne extrêmement inquiétante". Le parquet requiert une peine de 3 ans de prison, la révocation d’un précédent sursis de 6 mois et le maintien en détention.

"En vous observant, je me suis dit que ça ne sentait pas bon pour Jean-Yanis Y."

"En vous observant, je me suis dit que ça ne sentait pas bon pour Jean-Yanis Y. même si ce n’est pas un saint, vous avez ajouté des éléments qui ne sont pas dans la prévention ! Je ne conteste pas ce qui ne l’est pas, mais il vous a donné avec ses mots, des éléments pour pouvoir diminuer la peine demandée. Je vous demande une juste peine", plaide la défense. Après délibération, le tribunal reconnaît le prévenu coupable et le condamne à 3 ans de prison dont un an avec sursis probatoire, révoque le sursis de 6 mois, et le maintient en détention. 

 

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