Nassimah Dindar pourrait “revoir sa majorité” après les cantonales de Ste-Marie et St-Leu

Nassimah Dindar s'en tient aux textes juridiques. Elle sait que son fauteuil n'est pas menacé. “Elle est présidente, elle restera présidente”, consent l'opposition. La patronne du palais de la Source sait qu'elle doit pourvoir aux postes vacants. “Il y a celui de premier vice-président, abandonné il y a un an par Maurice Gironcel pour cause d'inéligibilité. Sur ce point, ce poste revient à un conseiller général de l'Alliance”.
Il y a également le cas exceptionnel de Thierry Robert. Le maire de Saint-Leu est deux fois conseiller général. Il doit démissionner d'une des deux fonctions, “cela implique une cantonale partielle”. Il y a aussi la démission à venir du conseiller général de Sainte-Marie. Récemment élu conseiller régional, Jean-Louis Lagougue tombe sous la loi du cumul des mandats. Il quittera bientôt son poste au Département.
Le quatrième poste à pourvoir au sein de la Commission permanente, est celui détenu par Bruno Mamindy-Pajany, élu au départ pour représenter l'opposition. “Depuis, il a changé de camp. Nous voulons récupérer ce poste”, a martelé Stéphane Fouassin.
Nassimah Dindar souhaite répondre aux doléances de l'opposition, mais elle sait aussi qu'elle s'expose au renouvellement complet de sa Commission permanente, “si lors du remplacement d'un poste vacant, un groupe propose un candidat concurrent, hormis la fonction de présidente, c'est l'ensemble de la Commission permanente qu'il faudra renouveler”.
Ce qu'attend avec frénésie l'opposition, ce que redoute la présidente et sa majorité composite. C'est la raison essentielle du jeu du chat et de la souris, auquel se livre l'opposition départementale de droite et la présidente de droite du Conseil général.


