Liste noire : quelles sont les compagnies aériennes vraiment fiables ?

Pouvait-on éviter la catastrophe de Yéménia au large des Comores ? Ou ceux des avions cercueil des compagnies nationales publiques ou privées, des pays pauvres ou en voie de développement qui tuent parfois des centaines de passagers dans une indifférence certaine et coupable ?
Les responsables de l'aviation civile d'au moins 200 pays, membres de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) poursuivent leurs réflexions en ce sens, cette semaine à Montreal. Seule certitude pour l'heure : aucune liste noire mondiale ne sera définie. A ce jour, chaque pays a sa propre liste noire. Yéménia figure sur celle de la France, et ce bien avant la catastrophe comorienne.
Les différents partenaires internationaux qui ont pris part à cette rencontre mondiale, n'ont accepté de manière une unanime, qu'un échange des informations. Cela concerne la mise en commun de leurs bases de données des audits de sécurité. Ces éléments seront alors attribués à un organisme indépendant qui aurait la charge de dire aux usagers du ciel, quelles sont les bonnes compagnies aériennes.
Une chose est sûre : le passager reste maître de son destin, et s'il meurt ce sera de sa faute, car c'est lui qui aura choisi l'avion sur lequel il veut voyager. Remarquer, il peut toujours réclamer de vérifier lui-même si l'appareil est en état de voler. Là au moins, il sera rassuré.


