JH Ratenon : "C'est la 1ère fois qu'une visite présidentielle suscite autant de peur et d'indignation"

À l'occasion des Questions au gouvernement, Jean-Hugues Ratenon a dressé un bilan désastreux de la visite présidentielle, estimant notamment que l'on se serait cru en état de guerre. En préambule, le député évoque la colère de la Nature, faisant écho à celle du peuple: "Quand Emmanuel Macron vient à La Réunion, la nature se fâche: des trombes d'eau sur lui à son arrivée alors que le soleil brille sur le reste de l'île. Le volcan gronde, la terre tremble et c'est l'éruption volcanique!"
Le député France Insoumise dénonce la surmilitarisation de la visite, les routes bloquées, les conditions de travail impossibles des journalistes dénoncées par le Syndicat National des Journalistes, l'aéroport et la préfecture bunkerisées... "Alors que la Marseillaise résonne sur le tarmac, des manifestants pacifistes sont chargés et gazés par les militaires", s'insurge-t-il. "C'est la première fois qu'une visite présidentielle suscite autant de peur et d'indignation dans la population... La liberté est en berne sous Macron.", résume le député.
Puis de critiquer les choix de visite du président de la République, notamment celui de pique-niquer avec l'URCOOPA "cette coopérative qui étouffe nos agriculteurs, nos éleveurs et l'entrepreunariat local". Avant de dénoncer le décalage saisissant entre le discours start-up nation du président et les préoccupations des Réunionnais: emploi, logement, pouvoir d'achat. "La Réunion avait besoin d'un chef d'Etat, pas d'un chef de guerre", assène-t-il.
En réponse, Annick Girardin, après avoir répliqué "Vous avez donné votre vision de la visite du président à l'île de La Réunion", égrène les mesures annoncées et les chiffres attenants: 1,5 milliard d'euros pour Action Logement, 7 millions à l'AFD pour l'ingénierie, 45 millions d'euros d'aides à la diversification agricole, l'annonce de la venue de Marlène Schiappa pour un plan spécifique contre les violences faites aux femmes dans les DOM, et enfin le Plan Pétrel et ses 700 millions d'euros pour l'emploi à La Réunion.


