Sociétés liquidées, poursuivi pour banqueroute, abus de biens sociaux...Fernand Rieffel garde "bon espoir"

Plusieurs de leurs sociétés liquidées, poursuivis pour banqueroute et abus de biens sociaux pour le père et recel pour le fils, Fernand et Franck Rieffel ont eu un avant-goût jeudi de ce qui allait les attendre le 14 novembre prochain, date de leur procès.
Placés sous contrôle judiciaire à la suite de leurs mises en examen en août dernier, Fernand et Franck Rieffel se trouvaient hier devant le tribunal correctionnel de Saint-Pierre pour demander la mainlevée de deux des obligations prononcées à leur encontre : le cautionnement de 50 000 euros chacun et l’interdiction de gérer une activité en lien avec l’immobilier ou le bâtiment.
La procédure de liquidation judiciaire des sociétés du groupe de construction Rieffel, basé à l’Etang Salé, avait révélé des comptabilités irrégulières, des détournements de fonds, des confusions entre leurs intérêts personnels et ceux des sociétés… Alors que sous procédure collective, des paiements non autorisés de dette ont également été opérés.
"Personne ne me fera plus confiance"
Dans la tourmente, ne touchant "que 1900 euros de retraite par mois", s'est apitoyé Fernand Rieffel, son fils se faisant "aider par la famille et des amis", ils assurent ne pouvoir s’acquitter de la caution fixée en cas d’amende éventuelle et ordonnée pour garantir leur présence à leur futur procès.
"Avec tout ce qu’il y a d'écrit dans les journaux, personne ne me fera plus confiance", a clamé Fernand Rieffel. Le septuagénaire a également "bon espoir de se remettre en selle dans les procédures de redressement judiciaire" de ses autres sociétés.
L’interdiction de gérer ne les empêche pas de travailler leur a fait remarquer le tribunal. Le délibéré est attendu pour le 3 octobre prochain.


