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Trafic de drogues : Peine confirmée et détention maintenue pour les deux jeunes mules

Ecrit par zinfos974 – le jeudi 11 juillet 2019 à 11H17

Jeunes, jolies, sans histoires… Les deux mules de 20 et 22 ans, une Française et une libano-algérienne, étaient jugées en appel ce jeudi. En détention depuis leur interpellation à l’aéroport de Gillot en mars et leur condamnation en correctionnelle dans la foulée, elles espéraient pouvoir attendre leur procès en appel ailleurs qu’en prison. Mais la cour avait décidé de les maintenir en détention.
 
Les mules marseillaises, dont l'une avait utilisé une fausse pièce d'identité, sont donc à nouveau jugées pour le transport de 15 kilos de cannabis et 6000 cachets d’ecstasy dans leurs valises. Elles se disent "naïves" et avoir accepté la tache contre un billet pour des vacances à La Réunion. Elles avaient écopé de 3 ans de prison et 142.000 euros d’amende malgré deux casiers judiciaires vierges. Le but de la justice : s’assurer qu’elles soient présentes le jour du procès et, peut-être, en faire des exemples.
 
En effet, des jeunes femmes transportant des stupéfiants arrivent régulièrement à Gillot depuis le début de l’année. Les dernières prises des douaniers : [trois Parisiennes]urlblank:https://www.zinfos974.com/%E2%96%B6%EF%B8%8F-3-jeunes-mules-arretees-a-Gillot-La-premiere-victime-de-ce-trafic-c-est-ma-cliente_a141873.html , à peine majeures, qui ont atterri le mois dernier avec 29,9 kg de résine de cannabis et 2676 cachets d’ecstasy.

Elles pensaient transporter des paquets cadeaux

Si en première instance les deux jeunes mules ont été condamnées à 3 ans de prison et 5 ans interdiction d'entrer sur le territoire réunionnais pour détention et transport, l'avocat général a demandé 4 ans après avoir énuméré la liste des  effets nocifs de ces stupéfiants. "C'est ça le cadeau que vous deviez offrir aux jeunes réunionnais", ajoute-t-il. En effet, les deux jeunes femmes avaient déclaré qu'elles pensaient transporter des paquets cadeaux, "malgré les circonstances extrêmement suspectes",  a noté la présidente de la cour.

Me Julien Barraco, avocat de la Française de 22 ans, a rappelé ses conditions de vie précaires. La jeune femme avait créé son entreprise et essayait de s'en sortir avec 300 euros par mois. Elle a par ailleurs été victime de violences conjugales, "elle était faible". Le deal : un voyage payé, la réception de 1 600 euros à l'aller et 600 euros au retour.  Il déplore les peines "trop souvent plus sévères en appel" et la moitié des affaires de mules jugée en comparution immédiate, soit, trop rapidement sans l'enquête nécessaire. "Et elles n'ont pas servi d'exemple, car depuis leur condamnation, six ou sept affaires ont suivi", précise-t-il.

Me Marlène Jourdan, l'avocate de la Libanaise a quant à elle évoqué la bonne foi et le manque d'intention de sa cliente de 20 ans qui avait signé un contrat jeune majeur. Elle a demandé la relaxe, indiquait que cette dernière a suivi sa copine, et qu'il n'y a avait aucun moyen de vérifier la valise.

Des pleurs, des prières au moment des réquisitions de l'avocat général; ce sont deux jeunes femmes visiblement perdues qui attendaient la décision du tribunal. La cour d'Appel a finalement décidé de confirmer la peine prononcée en correctionnelle. Les deux jeunes femmes restent en détention. 

 

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