St-Benoît: Il tranche le pouce de son dalon qui lui tend la main

Les faits se sont déroulés à Saint-Benoit le 28 juin dernier. Des dalons, dont deux frères jumeaux, passent la journée à jouer aux dominos est se démonter à coup de bourbognac et de zamal.
Un incident éclate entre Kevin et un des jumeaux, mais le frère, Émeric, met fin au litige en s'interposant. "Je vais te couper" lui dit Kevin. Pensant que tout est fini, chacun part de son côté.
Kevin, rentre chez lui, prend un sabre et part à la recherche de Émeric pour ne découdre. Apercevant Kevin armé d'un sabre, un dalon tente de le dissuader mais rien n'y fait, il est déterminé. Lorsqu'il retrouve Emeric, ce dernier lui tend la main en guise de paix. Kevin lui assène alors un coup de sabre sur la main et le tranche si profondément, laissant apparaître l'os.
Émeric aura le pouce et la paume de la main tranchés, sans compter deux entailles au bras et une à l'arrière du crâne. Cette agression lui aura valu une ITT de 75 jours.
Le prévenu avait déjà pris 8 mois pour violences en mai dernier
Kevin n'en n'est pas à son coup d'essai. Il avait écopé 8 mois pour violences au mois de mai dernier, valant à sa victime 30 jours d'ITT. La partie civile est sans équivoque : "Il a la possibilité de changer d'avis, de se dire 'je vais faire une connerie' mais il part quand même en chasse. Les blessures sont énormes et aujourd'hui, rien du tout, pour lui c'est normal ! Sa personnalité est troublante et inquiétante".
Même son de cloche du coté du parquet : "En effet, c'est inquiétant, tout pour un coup de poing qui ne vous a même pas touché ! Vous êtes un danger public. Il vous tend la main, et le premier réflexe c'est de donner le coup !". La procureure requiert au passage quatre ans de prison dont un avec sursis.
La défense a beau le décrire comme quelqu'un d'isolé, de peu aimé, de très jeune, expliquer qu'il a été abandonné au bord de la mer par ses parents. Malgré les excuses de son client, ce dernier, avec un casier portant 7 mentions dont 4 pour violences, a été condamné par la présidente à 4 ans de prison ferme avec maintien en détention.


