Michel Vergoz : Paul Vergès "ne peut s'en prendre qu'à lui-même"

"La défaite de la gauche est due uniquement à l'arrogance et au mépris de Paul Vergès et à la façon dont il a conduit, sûr de lui, sa prétendue victoire qui était, en fait, une défaite qu'il était en train de construire avec beaucoup de sérénité et de certitude", a déclaré Michel Vergoz hier soir après son intervention sur la plateau de la chaîne publique. "Il ne peut s'en prendre qu'à lui-même".
Tak, "le litre d'eau qui a fait déborder le vase"
D'après lui, si Vergès déclarait être sûr de passer au 1er tour avec plus de 50%, allant même jusqu'à traiter tout le reste de la gauche comme "des ennemis du développement", son discours s'est voulu moins virulent pour le second tour, "et là il faut rapidement ramener à la baisse, les socialistes, les écologistes et toutes les forces de progrès". Mais son erreur selon la tête de liste du PS a été de rallier Tak sur la liste de l'Alliance, "le litre d'eau qui a fait déborder le vase et qui a eu un refus unanime de tous les socialistes".
Michel Vergoz ne tient pas son parti pour responsable de l'échec de la gauche. Lors de la première négociation qui a suivi le premier tour, les points de désaccord n'ont pas manqué : le chômage, le logement et les impôts que le PS refusait de devoir augmenter. La tête de liste du PS avait demandé de restreindre le budget de la MCUR pour éviter de pénaliser les contribuables, mais "on ne touche pas à la Maison des Civilisations" aurait répondu Paul Vergès. Les deux partis de gauche étaient également en désaccord sur le projet du tram-train, "ça faisait beaucoup".


