Revenir à la rubrique : Faits divers

Loyers impayés : Ibrahim Patel fixé sur son sort le 15 mars prochain

Ecrit par zinfos974 – le vendredi 15 février 2019 à 10H51

Le président de la Chambre de commerce et d’industrie se trouvait ce vendredi devant le tribunal correctionnel, poursuivi pour escroquerie et abus de biens sociaux dans l’affaire dite "des loyers marrons".

Pour rappel, l'affaire remonte à 2013, lorsque Ibrahim Patel est le patron de la société Yameirha Food à Saint-Paul. Il loue un local de 100 m2 à la SCI SL Immobilier pour la modique somme de 651 euros par mois. Il décide de sous-louer les lieux à Réuni Assurances et impose à cette société un droit d'entrée de 50 000 euros de compensation de travaux d’aménagement et un loyer de 1030 euros par mois. Soit un bénéfice de 380 euros. Il est soupçonné d’avoir sous-loué alors qu’il n’avait pas le droit et de s’être présenté comme propriétaire. De plus, il a manqué de payer les 651 euros de loyer pendant plusieurs années, tout en encaissant les chèques de 1030 euros sur son compte personnel et non celui de Yameirha Food ; en y ajoutant son nom, tout simplement.
 
Ibrahim Patel "signait des documents qu'il ne lisait pas"

Devant le tribunal ce vendredi, jugé pour des faits d’escroquerie, de falsification de chèques, d’abus de biens de la société et blanchiment, le président de la Chambre de commerce et d’industrie a expliqué que Yameirha Food était une société familiale qui lui appartenait et que les chèques à son nom "gagnaient du temps". De plus, Yameirha Food lui devait 39.000 euros de factures qu’il avait réglées personnellement. "Pendant toutes les auditions en garde à vue, vous n’avez rien dit et aujourd’hui vous nous donnez cette somme précise ? demande la présidente d’audience. Rien ne révèle ça dans l’enquête". D’autant plus qu’en tant que président de la CCIR, Ibrahim Patel aurait dû savoir "que les deux ne se confondent pas".
 
Concernant la sous-location,  son avocat Me François Avril insiste sur le fait qu’Ibrahim Patel est actionnaire à 50% dans la société à laquelle il a sous-loué. "Une sous–location à lui-même pour amortir le coût des travaux", ajoute-t-il. "Aucun fond public et aucun préjudice, rappelle Me Avril. Et sans préjudice, il n’y a pas d’escroquerie". L'intention serait aussi manquante, car Ibrahim Patel aurait eu la mauvaise habitude de "signer des documents qu'il ne lisait pas". Il a donc demandé la relaxe de son client.

Une peine de 8 mois de prison avec sursis et l’interdiction de gérer une société pendant 10 ans ont été requis à l'encontre d'Ibrahim Patel. Le parquet a également demandé une inéligibilité de 5 ans mais a abandonné la poursuite pour blanchiment, par manque de preuves.

Le verdict est attendu pour le 15 mars.

 

Etiquettes :

Dans la même rubrique

0💬
Tri :