Revenir à la rubrique : Faits divers

Prison ferme pour des menaces de mort sur un agent pénitentiaire

Ecrit par zinfos974 – le samedi 26 janvier 2019 à 09H00

Un couple, dont le compagnon est incarcéré à Domenjod, comparaissait cet après-midi pour des menaces de mort sur un fonctionnaire dans l'exercice de ses fonctions.

Le 19 janvier dernier, lors du parloir, Anthony avait une altercation avec un surveillant en raison du blocage du parloir par le poste de commandement de la prison. Ne pouvant plus sortir, il avait tapé fortement sur la porte. 

Une fois les issues libérées, le prévenu, très énervé et particulièrement vindicatif, avait eu un vif échange avec l'agent, proférant à maintes reprises des menaces de mort à son encontre.

Connu pour ses provocations et et son comportement agressif, Anthony avait écopé de 14 jours de cachot pour ces faits.

Le 21 janvier, profitant d'un appel avec sa compagne Christelle, cette dernière s'énerve et profère également des menaces de mort à l'encontre du même surveillant. "Je vais lui mettre des coups de sabres dans la gueule à 7h quand il rentre au travail" affirme t-elle. 

Depuis 2018, le couple est sous surveillance pour avoir passé de la drogue au parloir. Anthony avait été puni de 3 mois de suppression de parloir, et depuis, ils sont fouillés régulièrement.

Invitée à s'exprimer par le juge sur les coups de sabre, Christelle se défend : "Je ne suis pas assez bête pour le faire", "non mais mais si je reprends vos propos, vous êtes assez bête pour le dire" répond le président. 

Le surveillant victime, présent à l'audience, est affecté au parloir de la prison. Il décrit le prévenu comme quelqu'un de difficile à gérer, un élément perturbateur. "Il fait une fixation sur moi depuis que nous avons intercepté la drogue au parloir" explique t-il. 

Bien connu des services de justice avec 8 mentions au casier pour Anthony et 9 mentions pour Christelle, la partie civile constate qu'ils essaient d'inverser les rôles en se faisant passer pour des victimes, martyrisés par le système pénitentiaire. La procureur, qui a le même sentiment, avance que ni l'agent, ni l'administration pénitentiaire ne voulaient déposer plainte. C'est le ministère public qui a décidé devant la gravité des faits d'ouvrir une enquête conduisant à la garde à vue et le défèrement du couple. Elle requiert 8 mois pour lui et 6 mois de prison pour elle, assortis de mandats de dépôt pour les deux. 

La défense tentera de désamorcer l'ampleur des réquisitions en jouant sur le sentiment qu'a le couple de se sentir pris à partie par le système, arguant même que Christelle avait fait une demande de transfert pour Anthony.

Le tribunal n'entendra finalement pas l'argument de la défense et prononcera des peines de 8 et 6 mois de prison avec mandat de dépôt comme la procureure l'avait requis. 

 

Etiquettes :

Dans la même rubrique

0💬
Tri :