[L'édito de Pierrot Dupuy] Nassimah aime les avocats avec de gros réseaux

Nassimah Dindar avait un moment démenti l’information du JIR. Maintenant, c’est avéré, il y a bel et bien une enquête du Parquet national financier sur les conditions dans lesquelles elle a acquis le terrain et construit sa maison dans le Bas de la Rivière.
Elle ne peut plus le cacher, puisque les gendarmes, sur demande du PNF, ont débarqué chez elle et que le JIR l’a, une fois encore, révélé.
De même qu’il y a une enquête sur sa gestion du SDIS. On parle là d’emplois fictifs, de discriminations à la titularisation au profit d’employés mal notés et malgré tout préférés à d’excellents salariés, ou encore d’employée du SDIS travaillant au domicile personnel de la présidente comme bonne…
Si dans l’affaire du SDIS, c’est principalement la présidente du Département qui est attaquée, dans l’affaire de la maison du Bas de la Rivière, c’est Nassimah Dindar à titre personnel qui fait l’objet d’une enquête.
Comment se fait-il, dans ces conditions, qu’elle ait fait voter par la commission permanente, en novembre 2017, quelques jours avant de quitter la présidence, la protection fonctionnelle du Département pour ses affaires ? C’est-à-dire la prise en charge de tous ses frais d’avocat ?
Les textes sont pourtant clairs : La collectivité publique n’est tenue d’accorder sa protection au fonctionnaire ou à l’ancien fonctionnaire que dans le cas où il fait l’objet de poursuites pénales à l’occasion de faits qui n’ont pas le caractère d’une faute personnelle.
En quoi le fait d’être suspectée d’avoir construit une maison illégalement ou d’avoir bénéficié d’avantages indus de la part d’un promoteur au moment de la vente, ou d’entrepreneurs lors de la construction, a un quelconque rapport avec sa fonction de présidente ?
Et comment se fait-il que le contrôle de la légalité de la préfecture ait pu laisser passer une telle délibération sans réagir ? Ah, les petits arrangements entre amis, y a que ça de vrai…
C’est d’autant plus scandaleux quand on sait que son avocat, Me Jean-Michel Baloup, n’a pas la réputation de se faire payer avec des queues de cerises… De source sûre, nous savons par exemple que dans des dossiers précédents, ses honoraires ont été supérieurs à 10.000€…
Que voulez-vous, il faut bien qu’il paye le loyer de ses bureaux situés au 10 place Vendôme à Paris, l’un des quartiers les plus chers de la capitale…
Et puis, on ne paye pas que les talents de l’avocat. On paye aussi ses réseaux parisiens. Il suffit de taper Me Baloup sur Google pour voir apparaitre un article de l’Express où l’on apprend qu’il est, ou a été, membre du conseil d’administration de la Grande Loge Nationale de France…
Les réseaux, il n’y a que ça de vrai… Demandez-vous pourquoi Nassimah Dindar ne choisit que des avocats parisiens, comme par hasard proches du pouvoir ? C’était déjà le cas en appel, puis en cassation, dans l’affaire du foyer de Terre rouge. Et ça lui a plutôt bien réussi…


